bibliothécaire
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- Elise Garet

L'OCLC (Online Computer Library Center) a publié les résultats de ses enquêtes auprès de bibliothécaires allemands, néerlandais, britanniques et américains. Les études, intitulées "Libraries: A Snapshot of Priorities and Perspectives", examinent les priorités de premier plan des bibliothèques, les initiatives clés en cours, les réflexions sur les services, et les principales méthodes pour rester informé des évènements dans le domaine des bibliothèques.

En Allemagne la plupart des équipes de bibliothèques considèrent les collections d'ebooks (bibliothèques universitaires) et l'alphabétisation (bibliothèques publiques) comme leurs principales priorités. Elles prévoient que la principale raison pour laquelle les usagers utilisent leur bibliothèque va changer dans cinq ans. De plus elles se reposent sur les échanges entre collègues pour se tenir informées des tendances.

Au Pays-Bas la première priorité est de démontrer la valeur de la bibliothèque à ses bailleurs de fonds. Comme en Allemagne, elles prévoient que la principale raison d'usage de leurs bibliothèques changera dans cinq ans et se reposent sur les échanges entre collègues.

Au Royaume-Uni les résultats ont été différenciés selon les bibliothèques universitaires et les bibliothèques publiques. Ainsi, les équipes des bibliothèques universitaires britanniques :
-  considèrent l'offre d'e-book et autres e-ressources comme leur priorité absolue;
-  prévoient que la raison principale pour laquelle professeurs et étudiants utilisent la bibliothèque changera dans cinq ans;
-  se reposent sur les liste de diffusion pour se tenir informées.
Les équipes des bibliothèques publiques:
-  considèrent que démontrer la valeur de leur bibliothèque aux bailleurs de fonds est la priorité;
-  prévoient que la principale raison d'usage de leur bibliothèque changera dans cinq ans;
-  se reposent sur les discussions entre collègues pour se tenir informées.

Aux Etats-Unis, les bibliothèques universitaires:
-  considèrent les e-collections comme leur priorité principale;
-  se concentrent sur les e-books, autres e-ressources et outils de découvertes dans leurs initiatives actuelles;
-  pensent que la structure actuelle de la bibliothèque sera la même dans cinq ans;
-  se reposent surtout sur les listes de diffusion et les emails pour être informés, mais utilisent aussi un peu les médias sociaux.
Les bibliothèques des Community Colleges montrent les mêmes priorités et usages que les équipes des bibliothèques universitaires. Elles sont cependant moins enclines que les bibliothèques universitaires et publiques à penser qu'une bibliothèque digitale nationale existera dans les cinq prochaines années. Elles portent plus d'attention à la sensibilisation et à l'enseignement en bibliothèques que les bibliothèques universitaires.
Les bibliothèques publiques se consacrent à l'accès à internet, la démonstration de leur valeur et l'offre de e-contenu. Leur initiative majeure porte sur les e-books et elles s'informent de la même manière que les bibliothèques universitaires.

 

Si l'ensemble des bibliothèques semblent avoir identifié l'importance des e-books et autres e-ressources, une différence nette ressort au niveau des moyens d'accès à l'information entre les bibliothèques européennes et américaines.

 

Source: OCLC 

- Manon Vincent

Selon une étude commandée par la Société Britannique des responsables de bibliothèques et soutenue par le Conseil des Arts d’Angleterre, les personnels des bibliothèques se placent tout de suite après les médecins dans la confiance du public, quant à la recherche d’information. Ainsi, les internautes jugent plus fiables les informations délivrées par les personnels de bibliothèque que n’importe quel support technique venant du Web ou d’un site d’information. Par ailleurs, 80% des personnes interrogées lors de l’étude affirment que les bibliothécaires leur ont permis de mieux comprendre les informations se trouvant sur la Toile et 70% d’entre eux affirment même avoir acquis une meilleure connaissance et une meilleure capacité à naviguer sur le Web. Cette étude met donc clairement en avant le rôle des personnels de bibliothèque qui, depuis l’automne 2010, date du lancement du projet d’aide à l’accès au numérique par le gouvernement britannique, aident quotidiennement les nouveaux utilisateurs, souvent peu confiants, à naviguer sur Internet. 2,5 millions de personnes ont ainsi été aidées depuis le lancement de cette initiative qui concerne pas moins de 3500 bibliothèques, hébergeant plus de 30 000 ordinateurs.

Pour lire l’étude dans son intégralité, cliquez-ici.

 

Source : Romain Solym, Actualitté.

Tendance
- Manon Vincent

A la suite de la décision de la Bibliothèque publique de New York (NYPL) de transférer une partie de ses ressources vers un autre site de stockage et de la désormais nécessité pour les usagers souhaitant consulter ces livres d’effectuer une demande 24h à l’avance, David A. Bell, professeur d’histoire à l’Université de Princeton, s’interroge sur le rôle des bibliothèques de demain, à un moment où toute personne possédant un accès internet peut consulter un grand nombre de ressources électroniques en ligne et ce, de manière gratuite.

 

L’avenir des bibliothèques tient-il à des espaces sans livre ?

Alors qu’il y a quelques années les bibliothèques étaient l’unique lieu où les usagers pouvaient venir consulter et emprunter des ouvrages gratuitement, le développement de l’offre numérique et l’arrivée des ebooks a remis en cause ce modèle. En effet, aujourd’hui, des millions d’ouvrages libres de droit sont disponibles grâce au projet Gutenberg ou à Google, réunissant sur le Web bien plus de ressources que n’importe quelle bibliothèque physique. Or, David A. Bell note que, si, pour l’instant, de nombreux américains ne disposent pas encore d’un accès à des ressources numériques, le nombre de personnes y accédant croît de jour en jour et il est probable que cet accès sera certainement à la portée de tous dans vingt ou trente ans. Pour David A. Bell, en plus de récupérer de l’espace de stockage dans les bibliothèques, l’usage du numérique en bibliothèque permettrait de rendre l’accès aux ressources plus rapide pour les usagers et de réduire la charge de travail des bibliothécaires. Et même si de nombreuses personnes affirment que le support numérique est beaucoup plus fragile que le support papier et que les formats numériques évoluent rapidement, David A. Bell aime à rappeler que les supports numériques, même s’ils sont périssables, sont beaucoup plus faciles à dupliquer que des supports papier. 

 

L’épineux problème des ouvrages encore soumis aux droits d’auteur

Les ouvrages encore soumis aux droits d’auteur sont, par contre, beaucoup plus problématiques à traiter. Ainsi, s’il apparaît intéressant et fondé de numériser les œuvres libres de droits, pour les ouvrages encore soumis aux droits d’auteur, cela est plus hasardeux. David A. Bell cite ainsi l’exemple de Google (avec le lancement de Google Books) qui, déjà empêtré dans de nombreux procès liés aux violations des droits d’auteur, risque de l’être encore dans quelques années tant les procédures sont longues et les problèmes complexes. David A. Bell souligne, en outre, que les éditeurs ne sont pas non plus à l’abri avec leur programme de prêt de livres électroniques.

 

L'importance de préserver l'expertise des bibliothécaires

Mais fait important que note David A. Bell : réduire la taille et le nombre de services offerts par les bibliothèques revient également à réduire l’expertise des personnels des bibliothèque, qui, souvent, sont les seuls à pouvoir aider les clients ayant des requêtes spécifiques. Or, c’est cette expertise qui au-delà des supports est à préserver

Bell estime donc que les bibliothèques doivent impérativement s’adapter à ce nouvel âge numérique, sous peine de subir de plein fouet les effets de cette nouvelle économie.

 

Pour lire en intégralité l’article de David A. Bell intitulé The Bookless Library, cliquez ici.

Pour accéder au site de la Bibliothèque Publique de New York, cliquez ici.

 

Source : Chris Meadows, Teleread.

Chiffres-clés
- Manon Vincent

InTech, un éditeur multidisciplinaire, vient de publier les résultats d’une étude menée en avril dernier auprès de 211 bibliothécaires et intitulée « Assessing the role of librarians in an Open Access world », ayant pour but d’évaluer le rôle des bibliothécaires dans le monde du libre accès (Open Access). InTech a ainsi cherché à analyser :

- le niveau de connaissances des bibliothécaires vis-à-vis de la publication en libre accès ;

- leurs opinions et leurs attitudes envers le libre accès ;

- leur rôle actuel en ce qui concerne le libre accès ;

- les changements induits par le libre accès.

 

Quelques résultats de l’étude à retenir :

- 95% des participants à l’étude connaissent bien ou assez bien le modèle Open Access ;

- 78% des participants y sont favorables ;

- 26% pensent que le libre accès va devenir le modèle prédominant dans les communications savantes ;

- 95% pensent que ce modèle apporte déjà ou apportera bientôt de réels bénéfices, tandis que seulement 5% pensent que ce modèle n’a pas d’intérêt et ne doit donc pas être privilégié par rapport à d’autres modèles ;

- les deux façons les plus fréquentes de promovoir de l’Open Access sont : l’organisation d’évènements / la publication d’articles (87%) et la promotion du modèle Open Access auprès des lecteurs (74%).

- Pour 97% des participants, c’est aux bibliothécaires de sensibiliser le public à ce modèle. Néanmoins, 58% d’entre eux considèrent qu’ils ne sont pas assez informés sur ce modèle.

- De nombreux participants pensent que les bibliothécaires saisissent mieux les enjeux de l’Open Access que l’ensemble des auteurs et des lecteurs.

 

Pour accéder à l’étude dans son intégralité, cliquez ici.

 

Source : openaccess.inist.fr, Thérèse Hameau.

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