données numériques
Domaine Abonnez vous au flux RSS associé Archive RSS
Actu produit
- Etienne Michardiere

Le projet, dénommé DOBBS pour DERI Online Browsing Behavior Study, permet d'analyser les habitudes de navigation des internautes.

L’add-on au navigateur récupère la fréquence et la longueur de chaque visite d’une page web, comment les personnes naviguent entre les pages, combien de fenêtres sont ouvertes par session, et combien de temps certaines fenêtres restent ouvertes mais inactives.
Testé sur un petit nombre de personnes, le projet montre que 78% du temps, les utilisateurs-test ont deux onglets ouverts lors de leur session, 40% du temps ils en ont ouvert quatre en parallèle et 18% du temps ils en ont 8.
Ce type de projet soulève, bien sûr, des problèmes de confidentialité et de sécurité des informations. Précisons quand même que l'utilisateur peut désactiver l'add-on à tout moment et que ni les adresses e-mail ni les adresses I.P ne sont enregistrées.

Source : atelier.net 

Actu législation
- Thibaut Stephan

Une rencontre organisée fin janvier 2013 entre les responsables des CNIL Europe et Asie-Pacifique a été l’occasion de préparer le futur encadrement des flux de données entre les deux zones.

Le G29, groupe des CNIL européennes, planche sur le développement d’outils permettant d’assurer la protection des données d’entreprises lors d’échanges internationaux. Pour ce faire, le G29 s’est lancé dans l’analyse comparée des deux codes actuellement en vigueur :

- Les Binding Corporate Rules (BCR) au sein de l’Union européenne. Ces règles garantissent la protection des données transférées entre deux entités d’une même entreprise ou d’un même groupe basés dans deux pays-membres distincts.

- Les Cross-Border Privacy Rules (CBPR) pour la zone Asie-Pacifique, développés par la Coopération Economique pour l’Asie-Pacifique et qui reposent sur des tiers-certificateurs agréés.

L’étude de ces deux codes de conduite devrait ainsi mener à l’instauration de nouveaux outils destinés aux entreprises multinationales opérant à la fois en Europe et en Asie-Pacifique. 

 

Source : cnil.fr

- Elise Garet

Le Wall Street Journal a mené une enquête révélant les pratiques des utilisateurs de livres numériques, grâce aux données récupérées par les liseuses. En effet, le Nook de Barnes & Noble et le Kindle d’Amazon recueillent des données sur les comportements des consommateurs, pratique dont les clients d’Amazon sont explicitement prévenu par les CGU.

Les données collectées sont diverses : le taux d’ouverture des livres, la vitesse de lecture, les contenus surlignés, la dernière page lue… Une analyse de ces données à permis de constater par exemple que les longs essais sont rapidement abandonnés, tandis que la littérature ou la science-fiction se lisent très rapidement. Ainsi, il n’aurait fallu que sept heures au lecteur moyen pour lire le dernier tome de la trilogie de Suzanne Collins, Hunger Games.

Cette collecte de données par les éditeurs de liseuses soulève des inquiétudes de la part de certains auteurs qui craignent de se voir imposer des formats ou des règles, tandis que les associations de consommateurs mettent en cause la surveillance continue des lecteurs.

Plus d'informations.

Sources : Le Figaro & The Wall Street Journal

- Manon Vincent

Projet collaboratif issu de l'association de plusieurs sociétés et universités européennes, le projet SHAMAN qui visait à trouver une solution pour la préservation des données numériques sur le long terme vient de publier son rapport final, ayant atteint son objectif fin de l’année 2011.

Lancé en 2007 et partiellement financé par l’Union européenne (à hauteur de 8,4 millions sur 12,3 millions au total), le projet SHAMAN (pour Sustaining Heritage Access through Multivalent ArchiviNg), vient d’éditer son rapport final après avoir atteint son objectif fin 2011. Comme Ruben Riestra, coordinateur du projet, le rappelle, le but de SHAMAN qui était de résoudre le problème de la perte de mémoire informatique a été atteint grâce à une « structure qui fait de la conservation numérique une réalité pour quasiment n’importe quel format de données ». Grâce à la structure mise en œuvre, les données seront donc préservées, mais aussi « lisibles, accessibles et utilisables par les générations futures ». Ce projet visait à avoir une approche globale du problème de conservation des données, afin de permettre notamment l’intégration de l’architecture SHAMAN (ou SRA, pour SHAMAN Reference Architecture) dans celle de n’importe quelle organisation. Le framework SHAMAN propose des outils d’analyse, de gestion, de contrôle d’accès ainsi que des outils pour la réutilisation des données via différentes archives et librairies documentaires. Au niveau de l’hébergement des données, la technique retenue est le Grid Computing (1), car comme Ruben Riestra l’a souligné : « Pour le futur, nous avons besoin de solutions robustes, sur le long terme, qui peuvent sécuriser des données et métadonnées dans de nombreux formats ». De sorte que la technique du Cloud Computing n’a pas été retenue en raison de l’immaturité des technologies : comme le note Ruben Riestra, « dans la préservation des données électroniques, l’ennemi est le temps ».
Trois prototypes du projet ont déjà été développés :
- un a été déployé en association avec la bibliothèque nationale allemande,
- un deuxième a été déployé dans un contexte industriel ce qui a permis d’améliorer l’efficacité des processus ainsi que les temps de sauvegarde,
- un troisième prototype a été testé dans le domaine des sciences. Ce domaine est d’ailleurs particulièrement intéressant à étudier puisqu’il génère un grand nombre de données qu’il est nécessaire de pouvoir classer et consulter au fil du temps.

Il semble, en outre, qu’avec le développement de l’open data (ouverture des données), ce projet trouve facilement de nouvelles applications.


(1) Le Grid Computing aussi appelé calcul partagé ou calcul distribué, est une technique de calcul consistant à partager les ressources d’un grand nombre d’ordinateurs de type souvent très différents, disséminés dans des lieux éventuellement très éloignés, et reliés par Internet ou d’autres types de réseaux spécialisés.


Source : 01net.com, Pierre Fontaine.


Powered by KB Crawl