Données publiques
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Avis d'expert
- Elise Garet

Deloitte a publié une étude affirmant que l’open data apportera à l’économie du Royaume-Uni non seulement croissance, mais aussi innovation et ingéniosité. Selon ce rapport, l’écosystème open data a des implications fondamentales pour le futur des affaires et la nature des relations client. La tendance vers une plus grande offre et un plus grand usage de l’open data sera irrésistible, obligeant les entreprises à concevoir de nouveaux modèles commerciaux. Elles devront en tirer de meilleurs enseignements, mais aussi développer de nouvelles façons d’échanger avec les parties prenantes et ainsi permettre aux bénéfices économiques et sociaux de l’open data d’émerger.

Le rapport développe quatre prévisions que Deloitte considère comme clés:
1. Chaque entreprise aura une stratégie d’exploitation rapide de l’open data.
2. Les entreprises ouvriront de plus en plus leurs données et révolutionneront leurs manières de se concurrencer.
3. Les entreprises utiliseront l’open data pour améliorer leurs relations clients.
4. Les entreprises travailleront avec l’Etat pour établir de nouveaux paradigmes en matière de responsabilité des données et de vie privée.

Richard Hammell, associé à Deloitte Analytics UK ajoute: "Les données sont le nouveau capital de l'économie globale, et la pression pour leur exploitation s'intensifie. Cependant, créer de la valeur à partir de l'open data doit aller de pair avec l'augmentation des niveaux de responsabilité et de gouvernance sur leurs disponibilité et distribution."
" Certaines organisations pensent qu' "ouvrir" signifie tout publier, mais ce n'est pas le cas. Les entreprises sont libres de choisir les données qu'elles publient, comme celles qui peuvent aider leurs client à mieux trouver, comparer et comprendre leurs produits et services. Pour de nombreux groupes, le compromis est positif, stimule la croissance et mène à une concurrence plus équitable. Tirer parti de cette opportunité unique peut améliorer l'innovation et l'ingéniosité au sein des entreprises, chose qui est vitale pour l'économie du Royaume-Uni."

Sources: Business Analytics Info, Deloitte

- Elise Garet

Le gouvernement britannique a publié hier, jeudi 28 juin, un livre blanc sur l'Open Data, intitulé "Open Data White Paper - Unleashing the Potential". Le Guardian a analysé ce livre blanc et a identifié les éléments qui selon lui sont clés.

1. Les données cinq étoiles
Le Gouvernement britnannique a l'intention d'adopter le modèle des Cinq Etoiles comme mesure d'"utilisabilité" de ses données ouvertes. Sorte d'objectif, cela permettra d'améliorer petit à petit les jeux de données. Le Guardian considère que cette échelle de Cinq Etoiles est ce qui se rapproche le plus de standards en matière d'open data. Cela donne un moyen de comparaison des jeux de données.

2. Stratégie d'engagement pour les développeurs
Le Gouvernement souligne que se contenter d'ouvrir les données et s'exclure des débats et discussions qui en découlent, n'est pas suffisant. Il s'engage donc à prendre la communauté des développeurs en compte, engagement que le Guardian considère comme étant le plus frappant du livre blanc. Les utilisateurs pourront notamment informer l'administration des erreurs, difficultés et problèmes rencontrés.

3. Les données anonymisées
L'accès sans entrave aux données anonymisées devrait, selon le Gouvernement britannique, être étendu, afin d'encourager l'amélioration de la qualité, du choix et de l'efficacité de la santé, l'éducation, et les transports notamment. Le Guardian soulève la crainte que le croisement de plusieurs de jeux de données anonymes permette d'identifier des individus. Pour contourner ce problème, le livre blanc propose la mise en place d'un expert en confidentialité qui fera faire des tests de divulgation pour identifier les éventuelles menaces.

4. Liberté d'information
Si l'information est libre et gratuite au Royaume-Uni, le Guardian souligne que le livre blanc laisse entendre que cela pourrait changer, et qu'il ne donne aucun engagement en faveur du maintien du statu quo.

5. Réutiliser les données
Le livre blanc met en avant les changements de la FoI Law, qui inclue une nouvelle section sur les jeux de données. Celle-ci inciterait les autorités publiques à ouvrir des données qui ne sont pas habituellement publiées, et elle définit la notion de jeu de données.

6. Les données personnelles
Le livre blanc affirme qu'utiliser plus intelligemment les données personnelles est important pour l'engagement des citoyens auprès des services publics. Il souligne aussi l'importance du rôle du secteur des affaires pour apporter aux clients les moyens d'accéder à leurs données personnelles et habitudes de consommation, et les moyens de les interpréter.

7. Les données de codes postaux
Très demandé par la communauté open data, le fichier des adresses et codes postaux produit par la Royal Mail pourrait donner naissance à des milliers d'applications. Le livre blanc reconnait que c'est un input important pour de nombreux produits et services du secteur privé, et que sa valeur dépasse celle de son objet initial. Cependant le Guardian estime qu'aucun réel progrès n'est fait à ce sujet.

8. L'ouverture de nouvelles données
Le livre blanc engage le Gouvernement à publier de nouveaux jeux de données, dont des données sur la gestion et l'utilisation des aides européennes au Royaume-Uni, afin d'encourager une meilleure gestion de ces aides.

Source: Guardian.co.uk

Catégories : Brève, Data, Europe (hors France)
- Elise Garet

La ville de Zurich a lancé le premier portail de mise à disposition de données publiques de Suisse, data.stadt-zuerich.ch. La décision politique avait été prise la semaine dernière et le site a été officiellement ouvert à l'occasion de la Swiss National Open Data Conference qui se tenait à Zurich le 28 juin dernier.
A son lancement, le portail recensait 3 jeux de données sur les résultats de votes, la qualité de l'air et des cartes locales, réutilisables gratuitement à des fins commerciales ou non.

Source: ePSI platform

Catégories : Brève, Data, Europe (hors France)
Actu marché
- Elise Garet

Lors d'une journée nationale sur le thème des initiatives open data en Espagne, tenue le 26 juin dernier à Madrid, de nouveaux chiffres ont été avancés sur la taille et le volume du marché de la réutilisation espagnol.

Les nouveaux résultats ont été présenté dans la première partie de la réunion, intitulée « La valeur économique et sociale de l’open data ». L’étude, présentée par l’observatoire national des télécommunication et de la société de l’information (ONTSI), conclue que le volume d’activités directement liées à la réutilisation d’informations du secteur public représente entre 332 et 550 millions d’euros par an. Le même rapport note aussi que la moitié des entreprises impliquées réutilisent aussi des données extérieures à l’Espagne, surtout des informations obtenues auprès des Institutions Européennes.

Le rapport complet et un résumé en anglais seront prochainement disponibles.

Source: EPSI Platform

- Elise Garet

Si le gouvernement fédéral allemand a confirmé sa volonté d’avancer en matière d’open data, il ne souhaite pas le faire en légiférant. Cette déclaration a provoqué des critiques de la part des organisations civiques et des partis de l’opposition, arguant que l’Allemagne est en retard au niveau international.

La publication d’informations du secteur public devrait devenir plus régulière en Allemagne, ce qui devrait améliorer la transparence, mais ces progrès nécessiteront un changement de culture. Avant la fin de 2012 une plateforme pour les données publiques géographiques devrait être disponible, tandis que plusieurs initiatives pour l’open data appellent le gouvernement à ouvrir plus largement ses données.

Cependant, une base juridique ou une loi n’est pour le moment pas envisagée. Le parti vert a annoncé qu’il déposerait une proposition de loi après l’été.

Source : EPSI Platform

Conférence
- Elise Garet

Animée par Denis Berthault (Lexis Nexis), animateur du groupe de travail sur les données publiques au GFII, cette conférence a apporté les témoignages de quatre acteurs de l'open data. Pierre-Paul Pénillard, chef du projet opendata71, témoigne du lancement de la plateforme du Conseil Général de Saône-et-Loire. Thomas Saint-Aubin, enseignant chercheur à l'Université Paris Panthéon-Sorbonne, revient sur l'expérience des Ministères, puis Thierry Aouizerate apporte celle de l'INSEE. Enfin Guy Lambot, avocat, donne un éclairage sur la révision de la directive PSI.

Actu marché
- Elise Garet

Citadel on the Move, projet animé par CORVE, l'agence de coordination des projets d'administration électronique de la région flamande en Belgique, a pour but de montrer que l'open data n'est pas qu'un enjeu national. Ce projet européen, co-financé par la Commission Européenne, vise à rendre plus facile l'utilisation des données ouvertes par les citoyens et développeurs d'applications pour créer de nouvelles applications mobiles. 

Pour répondre à ces besoins, Citadel on the Move prévoit de créer des formats interopérables qui rendront plus facile l'ouverture des données par les administrations et des gabarits pour faciliter la création d'applications mobile potentiellement utilisables et partageable dans toute l'Europe.

Source: 123opendata.com

Conférence
- Manon Vincent

L’European Data Forum (EDF ou « Forum européen de la donnée »), première édition du rendez-vous européen de la donnée, s’est tenu les 6 et 7 juin 2012 à Copenhague : l’occasion d’aborder, à un niveau européen, les problématiques qui secouent actuellement la Toile comme le traitement des Big Data et surtout l’émergence d’une économie de la donnée.

Avis d'expert
- Elise Garet

Le Conseil National du Numérique (CCNum) a rendu au gouvernement français un avis sur le chantier des données publiques, thème sur lequel il travaille depuis sa création. Il y fait 11 propositions, articulées autour de trois axes. Certaines propositions sont incluses dans le projet de révision de la Directive européenne PSI de 2003, comme l'inclusion des données culturelles. Il soutient notamment la sensibilisation et la formation des agents publics à l'open data, la création d'un Référentiel Général de Réutilisabilité des données publiques et la création d'une agence des données publiques, qui assurerait la gouvernance globale de la politique nationale autour des données publiques.

Le Conseil précise dans son avis que ses propositions ont trois objectifs :

  1. créer les conditions de la pérennisation de l’ouverture des données publiques et autant que possible leur réutilisation,
  2. orienter l’effort sur les jeux de données à fort potentiel politique, social ou économique,
  3. inscrire l’ouverture des données publiques au cœur de la modernisation des administrations.

Axe 1 - Réformer le droit relatif à la mise à disposition des données publiques

Le CCNum préconise tout d'abord de passer d’une logique de demande à une logique d’offre des informations publiques (mise en ligne). Il faut pour cela réformer la loi CADA du 17 juillet 1978 et élargir progressivement l’obligation de mise en ligne des informations publiques. L’offre doit créer la demande et l’innovation. Il faut ensuite élargir le périmètre des informations publiques, notamment en étendant le droit de la réutilisation des données brutes des SPIC (Service Public à caractère Industriel et Commercial).

Aspects important de la révision de la directive PSI de 2003, le CNNum considère qu'il faut promouvoir la réutilisation des données culturelles. L’open data est une opportunité forte pour le secteur culturel, dont le régime d’exception est difficile à justifier. Il conviendrait d’intégrer les données culturelles dans le régime commun de la réutilisation et de clarifier les questions de propriété intellectuelle relatives à la réutilisation des œuvres numérisées et des données soumises au droit d’auteur des agents publics.

Il soutient par ailleurs le principe de gratuité des données publiques. L’idée est que les redevances freinent la réutilisation et l’expérimentation, notamment par les start-ups. Il faudrait donc étendre la procédure des redevances à celles instituées avant le 1er juillet 2012 et ne valider l’établissement de redevances que pour une durée limitée. De la même façon, les règles de réutilisation doivent être clarifiées et le recoupement des données facilité. Il s’agit de promouvoir l’émergence d’une licence unique, ou d’une famille de licences compatibles au niveau européen. La trop grande diversité de licences complexifie la réutilisation et le croisement des données.

Axe 2 - Orienter et accompagner la démarche des administrations

A contre-courant de la philosophie actuelle d'ouverture des données publiques, il serait pour l'instant préférable d'accentuer l’effort sur des jeux de données à fort potentiel politique, social ou économique. La logique de diffusion de toutes les données possibles sans préjuger de leur potentiel n’est pas suffisante dans la pratique. Il faut traiter prioritairement les demandes de données les plus fréquentes ou les plus pertinentes des réutilisateurs. De même, l’ouverture des données doit être inscrite dans des démarches d’innovation ouverte ciblées. Les administrations doivent lancer des projets ambitieux sur des thèmes précis, portés par une vision politique, économique ou industrielle. Pour cela, elles doivent développer des API.

Il est nécessaire de former les agents publics à l’usage et à l’ouverture des données. Il faut encourager une culture open data et sensibiliser les agents publics à ses enjeux, comme aux aspects juridiques et techniques. Ils doivent se rendre compte de l’importance des formats et être formés aux démarches à suivre pour assurer la diffusion des données publiques.

Penser la réutilisation des données publiques dès leur création, c’est-à-dire de façon stratégique et réfléchie. L’ouverture des données n’a de sens que si les données peuvent être réutilisées facilement. Le CNNum propose donc l’élaboration d’un Référentiel Général de Réutilisabilité des données publiques qui prendra en compte les notions de formats, de métadonnées, de standards et d’anonymisation.

Axe 3 - Mettre en place une gouvernance des données publiques

La politique des données publiques doit devenir une priorité. Le CNNum propose de faire évoluer la CADA en « Haute Autorité des données publiques », qui serait chargée de veiller au respect du droit relatif aux données publiques et qui aurait notamment la possibilité d’adresser des injonctions aux administrations. Il faut accompagner les administrations dans leur transition. Une Agence des données publiques pourrait accompagner les administrations en amont de la mise à disposition des données. Un portail unique de mise à disposition des données publiques présenterait aussi de nombreux avantages.

Livres blancs/baromètres
- Elise Garet

L'association LiberTIC et Communes.com se sont associés pour produire cette infographie, véritable synthèse quantitative et qualitative de l'ouverture des données publiques en France, publiée le 24 mai dernier.

Source: communes.com

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