Données publiques
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Conférence
- Elise Garet

Hubert Guillaud, d'InternetActu, s’attèle à la tâche de nous fournir un compte-rendu de la semaine européenne de l’open data qui a eu lieu à Nantes entre le 21 et le 26 mai dernier. Prévu en 4 parties, les 2 premières ont été publiées et portent sur l'état de lieux de l'open data en France et sur l'enjeu primordial de l'animation. Synthèse.

1er épisode : « Open Data (1/4) : où en est-on ? »

L’état des lieux a été posé par Claire Gaillon (Libertic) et Charles Népote (FING). Si l’open data est parti des Etats-Unis sous l’impulsion d’Obama en 2009, le mouvement a connu une forte accélération en 2010-2011. Aujourd’hui Publicdata.eu recense 215 initiatives en Europe et la France comble son retard, notamment sous l’impulsion de la mission Etalab mise en place fin 2011 et l’ouverture du portail data.gouv.fr en décembre 2011. L’association Libertic propose une carte interactive des initiatives open data en France, mise à jour régulièrement.

Charles Népote souligne que le mouvement en est toujours à ses débuts mais il ne cesse de s’étendre, notamment à des prestataires de services des villes (Suez Environnement), ou à des sociétés privées (SNCF). L’open data devra faire face à de nombreux défis :
-  maintenir son rôle de levier de modernisation pour les acteurs publics et de développement des territoires;
-  se rendre compte de l’intérêt des catalogues de données, publiées et non publiées, indicateurs de l’offre potentielle;
-  trouver de nouveaux usages, hors applications et concours;
-  se pencher sur la question primordiale, mais absente du débat, de l’éthique des données;
-  se rendre compte de l’enjeu de l’animation qui est la clé de l’ouverture au grand public, et éviter que le mouvement ne s’enferme dans des questions techniques;
-  standardiser, mutualiser et harmoniser les initiatives, systématiser et structurer le dialogue entre les acteurs
-  développer la pédagogie de la culture des données.

2e épisode : « Open Data (2/4) : animer, animer et encore animer »

Laurent-Pierre Gilliard, directeur général d’Aquitaine Europe Communication, revient sur l’expérience de la région Aquitaine en matière d’ouverture des données publiques. Selon lui, animer consiste à se faire croiser les acteurs de l’open data. Il se montre très critique vis-à-vis des applications créées à partir des données publiques, prenant l’exemple des 34 applications liées aux transports créées en Aquitaine, et dont aucune n’a développé de modèle économique viable. L’enjeu était un enjeu de communication plus qu’économique. Mais de nombreux projets sont en cours en Aquitaine, comme iMove, Gironde Sportive ou l’Agend’Aqui.

Selon Stéphane Martayan, chef du service innovation et économie numérique du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le projet open data doit s’inscrire dans une politique numérique cohérente. L’open data en PACA a su mobiliser les services du Conseil Régional pour repérer les jeux de données et les préparer en vue de l’ouverture du portail en juillet 2012. Un gros programme d’animation est d’ores et déjà prévu, avec notamment des hackathons, des trophées ou encore un concours d’applications.

On s’aperçoit que même au niveau de l’Etat les questions et les constats sont les mêmes qu’au niveau territorial : la publication seule des données ne suffit pas. Romain Lacombe justifie ainsi la mission d’Etalab qui est d’organiser le dialogue entre les producterus de données et les réutilisateurs. De même, Dataconnexion a pour but de « faire émerger les projets prometteurs et de leur donner de la visibilité ».

Source: InternetActu

Catégories : Conférence, Brève, Data, France
Conférence
- Elise Garet

Mardi 29 mai dernier a eu lieu le premier rassemblement de la communauté Dataconnexions, à l’occasion de l’annonce des lauréats du premier concours organisé par Etalab en partenariat avec Google. Réunis à partir de 14h aux Jardins de l’Innovation, chez Orange, les acteurs de l’open data et de l’innovation ont pu assister à deux interventions et une table ronde, tournées vers les opportunités offertes par l’open data aux entreprises et au développement économique. L’intégralité de cette session plénière était retransmise en live stream sur le blog d’Etalab.

Actu marché
- Elise Garet

Part importante d'un plan global de promotion de l'open data lancé par le gouvernement britannique, la mission première de l'Open Data Institute sera de servir d'incubateur pour les start-ups en développement qui se lancent dans l'open data.

Actu marché
- Elise Garet

Le jury, composé de professionnels acteurs de l’open data, s’est réuni le 15 mai dernier et a évalué une trentaine de projets et sélectionné douze finalistes. Les lauréats seront annoncés publiquement le 29 mai prochain, lors du premier rassemblement de la communauté Dataconnexions.

Les douze projets distingués ont été évalués par rapport à des critères très précis, comme leur utilité, leur design ou encore leur compétitivité économique. Ils couvrent différents domaines d’applications et ont été catégorisés selon leur cible en trois domaines: « Projets Grand Public », « Projets Utilité Publique » et « Projets Professionnels ».

Dans la première catégorie on trouve Fourmisanté et D-Datasanté, applications liées à la santé permettant respectivement de connaître la hauteur des remboursements de soins et une synthèse et comparaison des services sanitaires et sociaux d’un territoire. Ma ville vue du ciel et Yakwala se concentrent sur la géolocalisation et la concentration d’information locale sur les commerces ou les administrations, et enfin Home’n go est une application destinée à faciliter la recherche de logement. DataPreZ a pour objectif d'éliminer les obstacles à la réutilisation et à la collaboration autour des données ouvertes.

Les « Projets Utilité Publique » regroupent des projets ayant une vocation notamment politique et citoyenne : CitizensUp regroupe des données gouvernementales à une échelle internationale, Voxe.org propose une comparaison neutre des programmes politiques de candidats aux élections. HDA-Lab, qui met à disposition une sélection de ressources culturelles et éducatives, fait aussi partie de cette catégorie.

Les « Projets Professionnels » sont à destination d’entreprises et de professionnels. Ainsi, La place de l’immobilier permet aux professionnels de l’immobilier d’entreprise d’accéder à l’ensemble des informations pertinentes sur leur métier et secteur d’activité. Webshell est un nouveau langage informatique proposé aux développeurs ; où tous les webservices data/open data sont interopérables, et Open Data Ware contribue au développement de synergies entre les acteurs de l’open data.

La nomination et la présentation des lauréats s'inscrira dans un après-midi consacré à l'open data à partir de 14h aux Jardins de l'innovation chez Orange. Plus d'informations ici.

Source : etalab

- Elise Garet

Convaincue du fort potentiel d'innovation offert par l'ouverture des données publiques, l’école d’ingénieurs en informatique EPITA est un des partenaires de Dataconnexions. Dans ce cadre, elle a lancé, en partenariat avec Etalab, un appel à projets, à destination des entreprises et des institutions souhaitant innover grâce à l’open data. Le principe est de développer les projets de fin d’études des étudiants de l’option Multimédia et Technologies en collaboration avec des industries, des startups ou des ministères porteurs de projets. Les projets sélectionnés seront développés par des équipes de trois étudiants de juin à décembre 2012 afin de créer de nouveaux services innovants intégrant les données publiques. Ce projet intéressant permettra de dynamiser le développement et l'exploitation de nouvelles idées de réutilisation des données ouvertes par les administrations.

Il n'est pas encore trop tard pour participer, les candidatures et projets sont à envoyer à Cyril Reinhard (cyril.reinhard@epita.fr) jusqu’au 21 mai! Ils seront sélectionnés le 8 juin 2012.

Source : Décideur public

Actu marché
- Elise Garet

L'open data trouve son utilité dans de multiples domaines, dont celui de la santé. Sur son blog "usages d'entreprise", Marc Ribes le montre avec l'exemple d'une application britannique, UK Dentists, développée par Elbatrop grâce aux données publiques. Cette application de géolocalisation des dentistes s'appuie sur les données publiées par la National Health Service (NHS). Une telle application serait possible en France, notamment grâce aux données disponibles sur le site ameli.fr, mais après un lourd travail de mise en forme pour permettre leur réutilisation. Dans la même idée, un service de localisation des dentistes de garde de la région nantaise a été développé. L'application UK Dentists utilise un modèle économique direct, étant disponible en téléchargement sur l'AppStore pour 0,79€. Marc Ribes imagine tout le potentiel d'une telle application et de sa monétisation, comme la création de bouquets de services (généralistes, spécialistes, pharmacies...) adaptés à différentes catégories de réutilisateurs par exemple, ou encore la prise de rendez-vous en ligne avec la recherche de créneaux disponibles. Marc Ribes y voit aussi un outil de transparence qui permettra aux établissements de santé de s'améliorer constamment, grâce à des applications permettant de les évaluer selon certains critères.

Source: Orange Business Blog

Actu marché
- Elise Garet

L'open data continue de s'étendre avec une nouvelle initiative sud américaine. Le Brésil, engagé dans l'Open Data Partnership, a lancé le 4 mai dernier son portail d'ouverture des données publiques, dados.gov.br. Ce portail a été construit avec des outils gratuits et open source, dont la plate-forme CKAN développée par l'OKF, gage de la volonté du gouvernement brésilien de promouvoir l'utilisation des logiciels gratuits au sein des administrations publiques. Cette initiative a fait la part belle à la participation citoyenne, avec l'organisation de forums de développement et de discussion ouverts à tout citoyen interéssé par le sujet. A chaque réunion les participants proposaient leurs idées qui étaient ensuite regroupées et classées par ordres de priorité. Les citoyens ont pu participer de différentes manières, du développement au design, en passant par l'évènement Campus Party 2012 à Sao Paulo. Le portail regroupe aujourd'hui 78 jeux de données et 849 "ressources". Représentant la partie immergée de l'iceberg, ce sont surtout des données que les administrations avaient déjà publiées sur internet, mais de façon désorganisée. Les administrations publiques seront guidées dans l'ouverture de leurs données, notammant grâce à une formation qui sera organisée au début du mois de juillet.

Source: Open Knowledge Foundation Blog

Conférence
- Manon Vincent

Jeudi 10 mai dernier, à l’initiative de la société Mondeca, s'est tenue à La Cantine, à Paris, la conférence « Données ouvertes : mode d’emploi ? ». Cette ambitieuse conférence sur la valorisation des données publiques s’est donnée pour but de faire le point sur l’open data en France et plus particulièrement sur l’engagement pris par l’Etat français avec la création d’Etalab et du portail dédié data.gouv.fr. De nombreuses problématiques ont été abordées, aussi bien les efforts technologiques mis en œuvre pour l’ouverture des données que les exigences de comportement que l’open data suppose. Romain Lacombe et Charles Ruelle d’Etalab ainsi que les représentants de Mondeca, Atos, eMakina et le Conseil général du Loir-et-Cher étaient présents. La conférence a ainsi montré que si le développement de l’open data répond à des exigences politiques (transparence, démocratisation de l’accès aux données…), il nécessite également la création de « briques » technologiques importantes, faisant appel à différents types d’expertise. Ces « briques » sont, en effet, indispensables pour « sémantiser » les données et faire émerger, peut-être, le Web de données, dit aussi Web 3.0.

Actu législation
- Elise Garet

Selon un rapport de l'ePSI Platform intitulé "The amendment of the PSI directive : where are we heading?", la proposition de modification de la directive européenne de 2003 sur la réutilisation des données publiques induirait les principaux changements suivants : prise en compte des musées, bibliothèques et services d’archives dans le champ d’application de la directive, création d’un droit de réutilisation associé au droit d'accès, tarification au coût marginal comme tarification par défaut et la création d’une autorité indépendante dotée de pouvoirs de réglementation.

Actu législation
- Elise Garet

La Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) a pris une délibération le 12 avril 2012 encadrant la publication en ligne et l'indexation des documents d'archives contenant des données à caractère personnel par les archives publiques, en en restreignant un peu plus les modalités.

Ce document dense précise dans quelles conditions les données à caractère personnel peuvent être traitées par les services d’archives publiques. Le texte précise que les données en question peuvent concerner des personnes potentiellement encore vivantes, mais aussi des personnes décédées, et à travers elles leurs ayants-droit dont la vie privée peut être impactée par la publication de ces données. Il dresse une liste exhaustive de ces données à caractère personnel susceptibles d’être traitées :

- les données relatives à l’identité civile des personnes (noms, prénoms, surnoms…);

- les données relatives à leur naissance;

- les données relatives à leur nationalité;

- les données relatives à leur décès;

- les données relatives à leurs unions et désunions;

- les données relatives à leur filiation biologique ou adoptive;

- les données dites « sensibles », c'est-à-dire qui font apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou l’appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci.

Le "traitement" concerne la numérisation, la publication, la diffusion et toute autre mise à disposition sous quelque forme que ce soit, et l’indexation d’archives de manière nominative. Le texte précise en outre que les données concernées doivent être « exactes, complètes et mises à  jour ».

Les délais de publication des documents d'archive sur internet sont définis ainsi :

- Pour les actes de naissance : 75 ans à compter de la clôture du registre des actes de naissance et après occultation des mentions marginales, accessibles après 120 ans.

- Pour les actes de mariage et de décès : respectivement 75 et 25 ans après la clôture des registres, sans occultation des mentions marginales.

- Pour les autres archives publiques contenant des données à caractère personnel : 100 ans à compter de la date du document.

Les données sensibles peuvent être mise en ligne, une fois les délais expirés, si leur traitement a pour finalité des recherches historiques, scientifiques ou statistiques. Leur accès sera alors restreint et soumis à la création d’un compte utilisateur.

L’indexation des documents d’archives consiste à répertorier dans un document les données significatives (nom, prénom, date, lieu de naissance…) afin de permettre d’effectuer des recherches par mots-clés de façon simple et rapide dans le document. Le texte distingue deux type d’indexation : par outil de recherche interne et par outil de recherche externe. Ainsi, l’indexation, par l’outil de recherche interne du service des archives, sur les nom et prénoms des personnes concernées est autorisée après un délai de :

- 120 ans à compter de la clôture du registre pour les actes de naissance ;

- 100 ans à compter de la clôture du registre pour les actes de mariage ;

- 75 ans à compter de la clôture du registre pour les actes de décès ;

- 120 ans pour les autres archives à compter de la date du document.

L’indexation par des moteurs de recherches externes sur les nom et prénoms des personnes est interdite avant l’expiration d’un délai de 120 ans.

Le texte précise en outre que les personnes concernées par les données à caractère personnel traitées peuvent exercer un droit de retrait des publications en ligne. Le responsable de traitement a lui une obligation d’information générale, claire et complète sur les sites internet proposant la consultation de documents d’archives.

Cette délibération de la CNIL a faît naître quelques interrogations et inquiétudes quant aux effets sur la valorisation du patrimoine et la pratique de la généalogie notamment, comme le montre l'analyse de Jordi Navarro sur son blog Papiers et Poussières, ou encore l'article de Jean-François Pellan sur le blog de la Fédération Française de Généalogie.

Source : Légifrance

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