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Actu marché
- Thibaut Stephan

Une étude signée Digital Book World et Forrester souligne l’optimisme des éditeurs vis-à-vis de la transition numérique.

Tendance
- Thibaut Stephan

L’étude ’The Digital Advantage: How digital leaders outperform their peers in every industry’, réalisée par Capgemini Consulting et le MIT Center for Digital Business, démontre l’impact du numérique sur les perfomances des entreprises.

Menée auprès de 400 dirigeants d’entreprises internationales, cette enquête cherche à décrypter la transition numérique qui s’opère actuellement, à travers les technologies employées (mobilité, médias sociaux, analyse de données) et les nouveaux processus intégrés. Ainsi, les entreprises à la pointe en matière de numérique seraient 26% plus profitables et dégageraient 9% de revenus supplémentaires par rapport à la moyenne de leur industrie.

Les catalyseurs de cette transition numérique sont les secteurs des nouvelles technologies, la banque, et l’assurance, tandis que l’industrie pharmaceutique est le secteur le plus en retard.

 

Source : Best practices

- Manon Vincent

Alors que la Commission européenne a massivement rejeté le traité ACTA le 4 juillet dernier, Philippe Aigrain, Lionel Maurel, Silvère Mercier et plusieurs animateurs de l’association citoyenne La Quadrature du Net ont rédigé un texte, énonçant un certain nombre de propositions pour réformer le droit d’auteur et les politiques culturelles liées. Les auteurs rappellent en préambule de ce texte que le numérique « porte la promesse de capacités culturelles accrues pour chacun » et que, par conséquent, une réforme « raisonnable du droit d’auteur / copyright et des politiques culturelles ou des médias » permettrait  « de créer un meilleur environnement pour la réalisation de cette promesse ». Désireux de ne pas nuire au « développement de la culture numérique », ils proposent d’ « installer un nouveau cadre réglementaire et politique pour l’ère numérique ».

Voici de manière non exhaustive les propositions des auteurs :

  • Reconnaître le partage non marchand des œuvres numériques entre individus par l’épuisement des droits (pour rappel, l’épuisement des droits désigne « la doctrine juridique (dont l’équivalent anglo-saxon est la doctrine de la première vente) qui fait que lorsqu’on entre en possession d’une œuvre sur support, certains droits exclusifs qui portaient sur cette œuvre n’existent plus. Il devient possible de la prêter, donner, vendre, louer dans certains cas ».
  • Reconnaître la légitimité de la référence, autrement dit reconnaître comme une atteinte au droit à la référence et à la liberté d’expression tout site qui empêcherait le référencement (c’est-à-dire la possibilité de rendre accessible à travers un lien tout contenu publié).
  • Garantir « des exceptions solides et obligatoires pour les pratiques éducatives et de recherche ».
  • Mettre à disposition les œuvres orphelines par les bibliothèques, archives et le public sans frais pour les usagers et autorisant des « usages larges » : en donnant la possibilité à chacun d’y accéder et d’en faire l’usage au moins non marchand.
  • Garantir la liberté des usages collectifs non marchands, notamment dans le cadre de la vie culturelle (activité des bibliothèques, des musées ou des archives).
  • Mettre en place de « nouveaux financements mutualisés pour un financement large (réparti sur de nombreux contributeurs et projets) de la culture numérique ».
  • Promouvoir une législation imposant des termes équitables dans les contrats d’édition et de distribution (autrement dit, défendre les droits des auteurs et des autres contributeurs aux activités créatives).
  • Mettre en place « une politique préventive de concurrence pour prévenir les monopoles de distribution et leurs abus ».
  • Réformer la gestion collective. Cette proposition fait notamment écho à la récente adoption par la Commission européenne d’une proposition de directive portant sur la gestion collective des droits d’auteur et la concession de licences multi-territoriales de droits portant sur des œuvres musicales. 
  • Maîtriser la pollution publicitaire pour les activités sur Internet.
  • Mettre en place des normes effectives pour la neutralité du net et l’ouverture des appareils.
  • Instaurer un enregistrement obligatoire ou copyright 2.0. Cela se traduirait par une proposition « qui consisterait à rendre le bénéfice de la partie économique du copyright (et non les droits moraux comme l’attribution ou la divulgation) dépendant d’un enregistrement volontaire des œuvres par leurs auteurs. Cet enregistrement s’effectuerait pour une durée limitée (quelques années) reconductible. »
  • Encourager les financements publics à visée culturelle (notamment « en définissant les domaines où les financements publics culturels jouent un rôle clé et doivent être maintenus ou amplifiés ») et amorcer une réforme fiscale.
  • Fixer un statut positif protégeant le domaine public et les communs volontaires (notamment définir le périmètre de ce qui peut être breveté).

 

Le texte est disponible en français et en anglais sur le blog de Philippe Aigrain et sur le site de La Quadrature du Net

 

 Source : La Quadrature du Net.

Actu marché
- Elise Garet

Selon Gartner les recettes mondiales générées par les médias sociaux devraient atteindre 16,9 milliards de dollars en 2012, enregistrant une augmentation de 43,1% par rapport à 2011 où elles ont été de 11,8 milliards de dollars. Elles devraient peser 34 milliards de dollars d'ici à 2016.

 

La publicité, première source de revenus des médias sociaux

Le plus gros contributeur reste la publicité qui devrait rapporter 8,8 milliards de dollars en 2012. Les revenus des jeux sociaux atteindront 6,2 milliards, leurs recettes ayant déjà doublé entre 2010 et 2011, tandis que les abonnements génèreront 278 millions de dollars. D'après Neha Gupta, analyste chez Gartner, "l'utilisation des médias sociaux a atteint une phase de maturation, et plus d'un milliard de personnes à travers le monde utiliseront les réseaux sociaux cette année." Le marché serait cependant toujours au stade de développement d'un point de vue des revenus.

Gartner prévoit que le nombre d'utilisateurs continuera à augmenter mais à une allure plus modérée. Les utilisateurs resteront fidèles aux sites grâce aux nouvelles formes de médias et de divertissements, qui en attireront aussi de nouveaux.

Le pourcentage du budget de publicité dédié aux sites de réseaux sociaux est croissant, ces sites offrant un foyer important d'usagers qui y passent beaucoup de temps. Les responsables marketing peuvent cibler les publicités vers certains segments de consommateurs en ayant accès aux données interconnectées des utilisateurs. Ces données incluent les listes d'amis, les commentaires et messages, les photos et toutes leurs connexions sociales ainsi que les informations de contact et média associés. Selon Neha Gupta "les sites de réseaux sociaux devraient développer des technologies d'analyse de données qui scruteront les réseaux sociaux pour donner aux services marketing une image plus précise et plus fidèle des besoins et préférences des consommateurs."

 

Vers de nouvelles opportunités de revenus

La vente de bien virtuels restera la source première de revenus dans la catégorie "autre". Les éditeurs de jeux de console sont récemment entrés sur le marché des jeux sociaux et redonnent de l'élan à cette industrie, les consommateurs étant susceptibles d'être plus attirés par des titres familiers. D'un autre côté la croissance des utilisateurs de comptes payants sur les réseaux professionnels continuera à progresser mais Gartner pévoit un succès limité des modèles avec abonnement premium. Beaucoup de sites professionnels comme LinkedIn ou Xing on en effet observé un déclin dans le ratio des abonnements et revenus.

La vente de services de conseil à haute valeur ajoutée à des marques, en relations publiques ou gestion de la réputation, afin qu'elles puissent mieux gérer leur présence sur les réseaux sociaux est croissante. Cette tendance devrait se confirmer. De nouvelles opportunités viendront aussi de l'intégration des plateformes mobile et TV aux réseaux sociaux comme service de base.

Neha Gulpa conclue que de "nouvelles opportunités de revenu existeront mais aucun nouveau service ne sera capable d'apporter des revenus significatifs au médias sociaux d'ici à 2016."

 

Source: Communiqué de presse de Gartner (25/07/2012)

 

Actu marché
- Manon Vincent

Selon le cabinet d’études Forrester, en 2017, 19,2 milliards d’euros devraient être générés en Europe grâce au e-commerce mobile (1). En France, ce marché devrait s’élever à 3,1 milliards d’euros. Une augmentation serait donc à prévoir de près de 17,8 milliards d’euros par rapport à 2011 (le marché du e-commerce mobile européen ayant été estimé à 1,7 milliard d’euros l’année dernière). Si l'on suit les estimations du cabinet Forrester, à l’horizon 2017, les revenus générés par le commerce mobile représenteront 6,8% du volume total des ventes en ligne. Le cabinet estime, par ailleurs, que le Royaume-Uni devrait réaliser 6,1 milliards d’euros de revenus grâce au e-commerce mobile en 2017, suivi par l’Allemagne et ses 4,1 milliards d’euros et par la France qui en réalisera 3,1. La croissance du marché européen s’expliquerait par la forte hausse du nombre de consommateurs de m-commerce, évalués à 79 millions en 2017 par le cabinet contre 7,6 millions en 2011.


(1) Le e-commerce mobile (ou m-commerce pour "mobile commerce") désigne un type de commerce électronique permettant la vente et l’achat de produits et services en ligne, par le biais de terminaux mobiles tels que les téléphones portables (Smartphone), PDA, iPad, iPhone, etc.


Source : Hugo Sedouramane, Le Journal du Net.

- Manon Vincent

Alors que l’économie numérique est de plus en plus prégnante, l’archivage électronique ou « e-archiving » représente un défi constant pour les Archives Nationales qui se doivent de conserver l’ensemble du patrimoine des grandes administrations françaises.

- Manon Vincent

Billet de Lionel Maurel, issu du blog de S.I.Lex.

 

J’avais réalisé en mars un premier billet pour rendre compte d’un certain nombre d’innovations juridiques en matière d’édition numérique qui me paraissaient intéressantes. Il y a du neuf sur ce front depuis, ce qui me conduit à écrire un second billet sur le sujet (en espérant inaugurer une longue série !). Prêter attention à ces innovations pratiques me paraît d’autant plus important que les négociations entre auteurs et éditeurs ont à nouveau débouché sur une impasse au CSPLA, à propos de l’exploitation numérique des oeuvres, et ce malgré les annonces du dernier Salon du Livre. Il est à présent possible que le Code de Propriété Intellectuelle fasse l’objet d’une réforme introduite par le Gouvernement, mais en attendant, l’inspiration se puise directement chez les acteurs sur le terrain ! Tout d’abord, la semaine dernière est parue chez Electre, aux éditions du Cercle de la Librairie,  la seconde édition de l’ouvrage consacré aux bibliothèques et au web 2.0, sous le titre de “Bibliothèques 2.0 : à l’heure des médias sociaux“. Il s’agit d’un ouvrage collectif, dirigé comme la première édition par Véronique Mesguich et Muriel Amar, qui ont bien voulu m’inviter à écrire une contribution sur Twitter et les bibliothèques. Nous avons été un certain nombre de contributeurs (Rémi Mathis, Olivier Ertzscheid, Pauline Moirez, Michèle Battisti, moi-même) à poser une condition à notre participation : celle que le contrat d’édition de l’ouvrage nous permette de publier sur nos blogs et sites personnels en accès gratuit les textes que nous avons fournis pour ce livre. Cette demande a été acceptée par Electre, que l’on peut saluer pour ce geste, ce qui me permet de publier ci-dessous mon article intitulé “Ce que Twitter fait aux bibliothèques (et ce qu’elles peuvent lui faire en retour”. C’est également le cas du texte d’Olivier Ertzscheid, “Science 2.0 : renouveau de la recherche et/ou de l’échange scientifique ?”, qui est consultable sur son blog, et nul doute que plusieurs autres contributeurs feront bientôt de même.

 

Cliquez sur le lien pour consulter l’article : Ce que Twitter fait aux bibliothèques

 

Dans mon billet précédent, j’indiquais que l’ADBS ou encore l’ENSSIB avaient déjà intégré dans leur politique éditoriale cette possibilité de republication des contributions à des ouvrages sur site personnel. Il me semble qu’il s’agit d’un aspect important pour le renouvellement de l’équilibre des contrats d’édition, qui avait déjà été proposé par la licence Edition équitable en 2010. Cette faculté laissée à l’auteur se rapproche de celle que les chercheurs obtiennent lorsqu’ils parviennent à négocier avec les éditeurs scientifiques la possibilité de publier leurs articles dans des archives ouvertes. Le contrat d’édition proposé par Electre n’est pas par ailleurs particulièrement favorable (droits cédés pour toute la durée de la propriété intellectuelle et droits numériques inclus dans le contrat principal), mais qu’un éditeur comme Electre accepte une telle clause de republication à des fins personnelles n’est sans doute pas complètement anodin.

J’encourage tous les auteurs qui contribuent à des ouvrages au Cercle de la Librairie à demander de pouvoir bénéficier de cette possibilité dans leurs contrats. Grand merci à Muriel Amar et Véronique Mesguich, qui nous ont soutenus dans cette démarche auprès de l’éditeur !

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Une autre approche intéressante est celle développée par @Pouhiou pour l’édition de son projet de blog-roman Noénaute. J’en avais déjà parlé récemment dans S.I.Lex, pour saluer le fait que l’auteur avait décidé de faire passer sa création sous Creative Commons Zéro (CC0), ce qui correspond à un versement volontaire dans le domaine public. @Pouhiou propose à présent sur son site le téléchargement libre et gratuit d’une version du roman, intitulée #Smatarded en format pdf, ePub et ODT.

Mais – et c’est là que les choses deviennent très intéressantes – le fait d’avoir renoncé à ses droits sur l’oeuvre n’empêche pas l’auteur de chercher à distribuer sa création par de multiples canaux, ni à la valoriser commercialement. En effet, @Pouhiou a proposé #Smartarded au Comité de lecture de Framabook, l’éditeur associatif bien connu de livres libres, qui a accepté de prendre en charge l’édition en format papier de l’ouvrage. Ce ne sera d’ailleurs  pas la première fois que Framabook édite des livres placés sous licence CC0 (voir ici et ), mais il me semble que c’est la première fois qu’une oeuvre de fiction emprunte cette voie.

A suivre donc, l’aventure Noénaute.fr, qui montre qu’un modèle juridique très ouvert est conciliable avec un modèle économique.

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Des modèles économiques et des systèmes alternatifs de financement de la création, il en est encore question avec le lancement récent du site Bibliocratie, qui se présente comme une plateforme de financement de “livres à compte de lecteurs”.

 

 

L’idée consiste à utiliser le crowdfunding (financement collaboratif) pour permettre aux auteurs d’appeler les internautes à rassembler une certaine somme par voie de contribution volontaire, en amont de la publication d’un ouvrage. L’objectif fixé détermine le tirage de l’ouvrage et les sommes versées au-delà constituent un bénéfice pour l’auteur.

La plateforme n’est pas spécialement dédiée à la publication d’ouvrages sous licence libre, mais ce choix est ouvert aux auteurs, qui peuvent décider que lorsque l’objectif financier sera atteint leur ouvrage sera diffusé sous la licence de leur choix.

Dans un billet sur eBouquin.fr, Marc Jahjah de SoBookOnline estime que l’alliance entre crowdfuning et licences libres peut constituer l’un des intérêts essentiels de ce type de sites, en faisant gentiment référence à certains des billets que j’avais consacrés à la question :

Enfin, la promotion de la  licence libre et de ses différentes modalités me semble ici indispensable (voir les billets de @Calimaq, “Licences libres et Crowdfunding“, “L’édition sous licence libre, une utopie ?” et “Unglue Wants to Make a Creative Commons for Ebooks“). L’auteur s’assurerait ainsi de la protection de son oeuvre (il conserve son droit moral) en encourageant sa libre circulation et en envisageant plusieurs moyens (indirects et différés : conférences, sponsorings, etc.; directs : vente papier mais diffusion numérique libre, etc.) de rentabilité, à mesure qu’il gagnerait en “popularité” (la compensation financière, à hauteur du niveau de circulation mesurée, est également possible). Mais là encore, des partenariats publics/privés, qui insèreront l’auteur dans un réseau d’opportunités, seront nécessaires.

Bibliocratie réussira-t-il à transposer en France dans le domaine du livre le succès de la plateforme américaine KickStarter ? On apprenait par exemple hier que l’auteur et entrepreneur américain Seth Godin a réussi par ce biais à atteindre son objectif de 40 000 dollars en trois heures et demi, et qu’il a fini par rassembler plus de 130 000 dollars pour son prochain ouvrage, intitulé The Icarus Deception !

Des initiatives françaises comme Ulule ou KissKissBankBank essaient déjà de creuser leur trou en matière de crowdfunding, mais Bibliocratie est le premier site chez nous à proposer cette formule spécifiquement pour les livres. Unbound existe déjà sur ce modèle en Angleterre et j’ai déjà eu l’occasion de parler sur S.I.Lex du projet américain Unglue.it.

A propos de ce dernier, les nouvelles ne sont hélas pas très bonnes, car il semblerait que la première campagne de financement, dont l’objectif était de “libérer” des livres déjà publiés sous licence Creative Commons, ait du mal à décoller. Une seule collecte sur cinq paraît en mesure de remplir son objectif, alors que les autres sont encore loin du compte. Un résultat décevant, alors que le projet était vraiment enthousiasmant, peut-être dû au choix des ouvrages à libérer, ainsi qu’au montant élevé des sommées demandées.

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En attendant, je termine avec une autre innovation, certes aux antipodes du numérique, mais absolument charmante ! Une DIY free library, construite quelque part dans les rues de Paris, que vous pouvez retrouver sur le Tumblr Urban Bricolage. Et c’est entièrement légal, comme je l’avais expliqué dans ce billet consacré aux aspects juridiques du Bookcrossing.

PS : pour ne rien oublier, une autre innovation a été engagée par Publie.net à propos de l’impression à la demande dans le cadre de son projet Publie/papier. Un travail important a été engagé pour refondre les contrats d’édition et proposer une formule de mise à disposition en bibliothèque, dans le cadre d’une offre couplée papier/numérique. Je n’ai pas encore écrit sur le sujet, mais je le ferai sans doute au lancement du projet, car l’initiative est très prometteuse, alors que l’impression à la demande est précisément l’un des points sur lesquels achoppe la discussion entre auteurs et éditeurs au CSPLA… Aide-toi et le droit t’aidera ! DIY juridique !

 

Source : scinfolex.wordpresse.com, Lionel Maurel.

 

 

Actu marché
- Elise Garet

Le Syndicat National de l'Edition et Google ont signé un accord-cadre concernant la numérisation et la commercialisation des livres épuisés.

Le moteur de recherche pourra continuer à numériser les livres épuisés, indisponibles à la vente sous format papier, mais encore sous droits, mais dorénavant avec l'accord des éditeurs. Philippe Collombet, en charge de la relation avec les éditeurs chez Google a précisé que "Google et les éditeurs vont établir des listes de livres, qui préciseront si ces livres leur appartiennent et s'ils sont toujours en vente ou pas." Les éditeurs pourront demander le retrait d'un livre déjà numérisé ou s'opposer à sa numérisation.

L'éditeur reste propriétaire de ses droits, mais il ne pourra pas mettre en ligne ses fichiers sur n'importe quelle plateforme, l'accord général excluant les "concurrents directs" de Google, comme Amazon et Apple.
Les éditeurs doivent maintenant signer individuellement avec Google dans le cadre de l'accord général, certains ayant cependant devancé l'action collective. 

Source: latribune.fr

Actu marché
- Elise Garet

Le cabinet d'audit Pricewaterhouse Coopers (PwC) et Media Outlook prévoient que les e-books représenteront la moitié du marché global du livre aux Etats-Unis d'ici 2016, le marché lui-même étant estimé à 21 milliards de dollars, contre 19,5 milliards en 2011. PaidContent a eu accès aux données de l'entreprise et a analysé les évolutions du marché de l'e-book dans le reste du monde.

Si les ventes globales de livres en Amérique du Nord sembleront stagner, avec 1,1% de croissance entre 2011 et 2012, la part de l'e-book augmentera rapidement jusqu'en 2013, compensant le déclin des ventes de livres papier. Selon PwC, aux Etats-Unis "environ 30% des adultes détiennent un appareil de lecture portable (type liseuse ou tablette) au premier quadrimestre de 2012".

L'Europe restera cependant à la traîne, considérée dans l'étude de PwC comme un ensemble avec le Moyen-Orient et l'Afrique (EMEA). Le marché de la publication de livres diminuera pendant les deux prochaines années pour ensuite augmenter jusqu'à 44,8 milliards de dollars d'ici à 2016, rejoignant son niveau de 2011. Les conditions économiques défavorables continueront à limiter les dépenses d'impression à court terme et les e-book siphonneront une partie du marché de l'impression. Finalement le marché global stagnera, les ventes d'e-book compensant sans surpasser la diminution des ventes de livres.

Le marché de l'e-book en Asie Pacifique sera mené par le Japon, la Corée du Sud et la Chine. En 2011 la Corée du Sud est le deuxième marché e-book d'Asie Pacifique, derrière le Japon. Les ventes d'e-books y représentent 24,2% des ventes totales de livres, en faisant le pays où les e-books ont gagné le plus de terrain. La Corée du Sud étant relativement avancée dans sa transition vers l'ebook, les chercheurs prévoient qu'elle enregistrera aussi la croissance la plus lente de la région dans les quatre prochaines années.

Source: PaidContent

Actu marché
- Elise Garet

Cette collaboration donne naissance à Global Media Solution, un nouvel acteur important sur le marché de l'édition numérique français qui propose une synthèse majeure des métiers du papier et des médias numériques.

Le groupe MAURY est une entreprise de dimension européenne qui imprime de grands titres de la presse française, notamment Le Point, Courrier International ou encore L'Usine Nouvelle. Son rapprochement avec 4Dconcept s'inscrit dans un contexte d'audience croissante des supports numériques mobiles, et donc dans une volonté de diversifier les média de diffusion, et en particulier les média numériques. L'expertise de 4Dconcept en matière de traitement "métier" des contenus et flux XML, depuis leur création jusqu'à leur distribution sur média numérique, sera donc un atout majeur pour ce nouvel acteur de l'édition numérique.

Plus d'informations ici.

Source: 4Dconcept

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