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Manon Vincent
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Le Book Indutry Study Group (BISG) vient de publier son rapport annuel sur les chiffres et tendances de l’industrie du livre, tant numérique que papier. Cette étude très complète (mais payante !) prend en compte les données issues de 1970 éditeurs, représentatifs de tous les secteurs : littérature « grand public », édition scolaire, édition scientifique, etc.. En plus d’être disponible au format PDF, le rapport est également disponible sous la forme d’un tableau de bord interactif en ligne (Data Cube Dashboard Analytics), permettant de visualiser aisément les données et d’explorer finement les données sous de multiples dimensions. L’internaute peut ainsi naviguer dans les données en fonction de la répartition des ventes par catégorie d’éditeurs, par format (physique et numérique), par canaux de distribution (distribution « physique », librairies en ligne, foire aux livres, salons professionnels…), ainsi que par modèle économique et type d’offres (B2B, B2C…). Il a la possibilité de comparer les performances de sa société avec les acteurs du marché, les auteurs du rapport ayant classé les 35 000 éditeurs recensés aux Etats-Unis par leur taille. On apprend ainsi qu’il y a :
- 49 "très grandes maisons" d’édition (publiant plus de 10 000 ouvrages à l’année),
- 364 "grandes maisons" d’édition (publiant entre 1000 et 10 000 ouvrages par an),
- 1 500 "maisons moyennes" d’édition (publiant entre 100 et 1000 ouvrages par an),
- 33 886 "petits éditeurs" (publiant moins de 100 ouvrages par an).
Le rapport nous informe aussi sur les ventes des éditeurs qui, tous formats et tous canaux de vente confondus, ont baissé entre 2010 et 2011 de 2,5%, passant de 27,9 milliards de dollars à 27,2 milliards de dollars. Les ventes unitaires ont, en revanche, augmenté de 3,4%, passant de 2,68 milliards à 2,77 milliards de dollars. Pour toutes les catégories, la vente directement au consommateur a connu une augmentation de 1,11 milliard de dollars, soit une augmentation de 58%. Ce rapport qui vise à refléter fidèlement le comportement du marché en tirant profit des outils de collecte de données et d’analyse, permet ainsi aux éditeurs de mieux suivre les évolutions de leur secteur.
Source : Eugene J.Schwartz, bookbusinessmag.com.
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Elise Garet
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Après la réunion de la commission mixte paritaire le Parlement a définitivement adopté le projet de loi de finances rectificative 2012 qui a pour effet d’annuler la TVA sociale adoptée en avril dernier. L’article 24 de ce projet de loi prévoit le retour du taux de TVA appliqué aux livres et spectacles vivants à 5,5%, qui était à 7% depuis 4 mois.
La commission Culture du Sénat a souligné que « l’objectif est de préserver la filière du livre et d’encourager sa compétitivité dans l’économie numérique ». Elle a aussi rappelé que « le Syndicat de la Librairie Française a (…) insisté sur la fragilité économique des librairies, notamment indépendantes. » Et de continuer, « d’après les représentants des éditeurs, la baisse du taux de TVA devrait être absorbée par une moindre hausse des prix des livres au 1er janvier, date à laquelle les éditeurs répercutent habituellement le taux de l’inflation de l’année précédente. »
Le nouveau taux entrera en vigueur le 1er janvier 2013.
Sources: livreshebdo.fr & toutsurlesimpôts.com
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Manon Vincent
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Alors que le gouvernement hollandais s’inquiétait il y a quelques semaines de la faiblesse du marché du livre numérique aux Pays-Bas, les premiers résultats des ventes pour 2012 sont plutôt rassurants. En effet, malgré un catalogue de livres numériques ne comprenant que 16 000 titres, ce sont 600 000 ebooks qui se sont vendus durant la première moitié de 2012, « portant à 3% la part de marché du numérique sur l’industrie du livre ». Si l’on en croit des estimations très optimistes, la part de marché de l’ebook pourrait bien représenter 7% sur l’industrie du livre d’ici la fin de l’année, son poids dans l’édition ayant tout simplement doublé en un an. Visiblement, c’est l’arrivée de Kobo et d’Apple sur le marché qui aurait permis ce développement. Amazon, par ailleurs, devrait avant la fin de l’année tenter d’entrer sur le marché hollandais. Il devra toutefois s’imposer face au concurrent local, Bol.com, « qui possède au moins 80% des parts de marché pour la vente d’ebooks ». Selon les estimations de l’éditeur Central Bookstore, les téléchargements de livres numériques pourraient atteindre 1,5 million d’ici fin décembre.
Source : Antoine Oury, Actualitté.
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Elise Garet
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Le FP7 (Seventh Framework Programme) de l'Union Européenne a financé à hauteur de 12,1 millions d'euros le projet IMPACT, destiné à établir un centre européen d'accès aux technologies et experts de la numérisation de masse, afin d'aider les bibliothèques, musées et archives à mener à bien leurs projets de numérisation.
Rendre les richesses culturelles et historiques de l'Europe numériquement accessibles
Ce projet a été inspiré par la richesse culturelle et historique de l'Europe, dont une infime partie est aujourd'hui disponible. Des millions de livres et de documents imprimés reposent dans des bibliothèques et des cartons, accessibles aux seuls chercheurs et universitaires. La numérisation à grande échelle permet de changer progressivement cette réalité. La Commission Européenne a pendant plus de 10 ans mené une campagne pour créer une bibliothèque numérique Européenne. Ce projet a vu le jour avec la création du portail central Europeana, qui met à disposition des milliers de documents numérisés à travers l'Europe. Pendant quatre ans et demi, le projet FP7 a oeuvré pour soutenir cet effort. Ses partenaires technologiques ont développé une suite de logiciels "post-scan" destinée à améliorer la qualité et la finesse de numérisation.
Le projet IMPACT a eu pour but de développer la technologie, les outils et logiciels de numérisation de masse afin de soutenir les projets de numérisation et permettre aux Institutions de les mener à bien efficacement. IMPACT a apporté un système qui fonctionne comme un médiateur: il met en contact les utilisateurs finaux avec les partenaires du projet, experts en numérisation. Un programme de formation traitant des questions et des technologies de la numérisaiton à grande échelle a aussi été mis à disposition sur le site du projet.
Le développement d'un cadre entretenu par un Competence Centre
IMPACT a permis le développement d'un cadre technologique, d'une architecture qui réunit tous les outils et technologies de numérisation en un seul endroit et qui assure qu'ils soient tous interopérables. Clemens Neudecker, manager technique d'IMPACT, commente: "nous voulions permettre aux bibliothèques et archives de choisir le système ou le logiciel qu'elles voulaient et de l'utiliser comme elles le voulaient. Nous ne voulions pas que les gens s'inquiètent des formats de fichiers, des conversions ou des questions d'interopérabilité. Le cadre s'occupe de ces questions, comme du défi de l'extensibilité."
IMPACT a pris fin en juin 2012, mais l'expertise collective de ses partenaires et leur expérience d'utilisation et de développement des outils de numérisation reste ouverte à la communauté de la numérisation de masse par le biais du Competence Centre IMPACT. L'administration de ce centre et le bureau d'aide seront dirigés par la bibliothèque virtuelle Miguel Cervantes et l'Université d'Alicante en Espagne. Les infrastructures informatiques et le stockage seront pris en charge par le "Supercomputing and Networking Centre" de Poznan en Pologne. Enfin, la base de données principale du projet IMPACT est hébergée à l'Institut PRIMA de l'Université de Salford au Royaume-Uni. Elle compte aujourd'hui plus de 500 000 images numérisées venant des bibliothèques partenaires d'IMPACT.
Le Competence Centre est financé par des abonnements, qui sont de 10 000€ pour les organisations privées et entreprises et de 6 000€ pour les établissements publics. Le Dr Balk conclue: "on ne peut pas faire de la numérisation de masse seul. La coopération est vitale et les partenaires d'IMPACT ont maintenant des années d'expérience dans le domaine. Par le biais du Competence Centre nous sommes maintenant à même de partager nos connaissances et notre expérience avec d'autres et à porter plus avant cette vision d'ouverture de la richesse des ressources historiques de l'Europe".
Source: Europe's Information Society
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Elise Garet
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L'édition 2012 de la plus grande foire du livre du monde aura lieu du 10 au 14 octobre à Francfort. Cette année, l'invité mis à l'honneur est la Nouvelle-Zélande qui fera partager sa culture et sa littérature.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site officiel de l'évènement, book-fair.com.
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Manon Vincent
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Selon l’Association of American Publishers (AAP) qui a récemment communiqué les chiffres trimestriels de vente de livres aux Etats-Unis, les ventes de livres numériques, dans le secteur Adult Fiction / Non Fiction dépasseraient celles des livres cartonnés (dits aussi « Hardcover »). Avec une croissance de près de 30% en un an, les ventes d’ebooks n’en finissent pas d’augmenter, bouleversant les secteur de l’édition tout entier. On remarquera, en outre, que la catégorie « Adult Mass Market Paper » (catégorie du livre de poche destiné aux adultes) enregistre une baisse de près de 21% par rapport aux ventes de 2011. Selon certaines estimations, il semblerait, de plus, que les ventes d’ebooks cette année dépasseraient même la catégorie « Paperback » (« livre broché »).

Source : Techcrunch.com, John Biggs.
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Manon Vincent
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Alors que les ventes d’ebooks ont augmenté en janvier aux Etats-Unis, les ventes de livres papier ont également augmenté. Les revenus générés par ces augmentations ont ainsi grimpé de 27,1% par rapport à janvier 2011. Il semble que les augmentations les plus significatives se remarquent dans les catégories adultes, enfants et religion. Si les ventes du segment enfants / jeunes adultes de livres papier enregistrent de très fortes progression avec, pour les éditions « hardcover » (1) et livre de poche, des augmentations respectives de +68,9% et +61,9%, les ventes de livres numériques dans cette catégorie « explosent », enregistrant une hausse record de 475,1%.
(1) Un livre en « hardcover » est un livre doté d’une couverture dure en carton, souvent accompagnée d’une jaquette qui la protège de la poussière.
Source : Idboox.com.
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Thibaut Stephan
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Steve Bareham, auteur, professeur puis dirigeant d’une maison d’édition aux Etats-Unis, s’exprime sur la difficulté de fixer le prix d’un produit, exacerbée lorsqu’il s’agit d’un livre électronique.
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Thibaut Stephan
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50% des personnes qui fréquentent une bibliothèque achètent ensuite des ouvrages d’auteurs découverts en bibliothèques. La fréquentation des bibliothèques ne cannibaliserait donc pas la demande.
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Thibaut Stephan
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Le réseau social littéraire, que nous vous avions présenté à l’occasion de la foire du livre de Francfort, vient donc enrichir sa plateforme.
Le site ne permet plus uniquement de découvrir des ouvrages, mais également de les acquérir. Chaque utilisateur peut en effet créer des listes de livres qu’il recommande, critique, annote, … et qui seront désormais en vente. Anobii présente des arguments non négligeables en matière de données marketing (tendances, goûts, comportements, etc.) inhérents aux réseaux sociaux, ce qui lui a permis de signer des partenariats avec HarperCollins et Penguin, entre autres.
source : sobookonline






