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Avis d'expert
- Thibaut Stephan

Steve Bareham, auteur, professeur puis dirigeant d’une maison d’édition aux Etats-Unis, s’exprime sur la difficulté de fixer le prix d’un produit, exacerbée lorsqu’il s’agit d’un livre électronique.

Actu marché
- Thibaut Stephan

50% des personnes qui fréquentent une bibliothèque achètent ensuite des ouvrages d’auteurs découverts en bibliothèques. La fréquentation des bibliothèques ne cannibaliserait donc pas la demande.

Actu produit
- Thibaut Stephan

Le réseau social littéraire, que nous vous avions présenté à l’occasion de la foire du livre de Francfort, vient donc enrichir sa plateforme.

Le site ne permet plus uniquement de découvrir des ouvrages, mais également de les acquérir. Chaque utilisateur peut en effet créer des listes de livres qu’il recommande, critique, annote, … et qui seront désormais en vente. Anobii présente des arguments non négligeables en matière de données marketing (tendances, goûts, comportements, etc.) inhérents aux réseaux sociaux, ce qui lui a permis de signer des partenariats avec HarperCollins et Penguin, entre autres.

http://beta.anobii.com/

 

source : sobookonline

- Thibaut Stephan

Une étude* menée conjointement par l’Université Johannes Gutenberg de Mayence et MVB - un organisme de la Fédération allemande du Commerce du Livre – a comparé les tablettes, livres électroniques et livres papier.

Bien qu’impuissants face à la démocratisation de la nouvelle génération de plateformes numériques, une partie du grand public ne cache pas son scepticisme. L’enjeu était donc de recourir à une base scientifique afin d’écarter l’idée reçue selon laquelle la lecture au format numérique pourrait avoir des effets néfastes.

Le constat le plus étonnant est que l’attitude subjective émise par les participants va à l’encontre des résultats obtenus suite à l’étude. Ainsi, si les « cobayes » affirment quasiment tous préférer lire un livre imprimé classique, il est désormais prouvé que la lecture sur tablette est celle qui permet une meilleure mémorisation de l’information.

De plus, si le résultat n’est pas vérifié sur un public jeune, les temps de lecture sont nettement meilleurs sur tablettes chez les lecteurs plus âgés.

Par ailleurs, les performances sont identiques entre une lecture sur livre numérique et sur livre papier.

*L’étude a utilisé l’eye tracking et l’électroencéphalogramme, avec différents critères tels que le temps de lecture, la compréhension du texte ou encore la mémorisation de l’information.

 

 

Source : Science Daily

 

Actu marché
- Virginie Boillet

La carte pour e-book est la nouvelle technique commerciale des éditeurs. L’idée est destinée à dynamiser la distribution de livres électroniques, notamment dans les librairies.

Conférence
- Thibaut Stephan

Elsevier a communiqué les résultats d’une enquête menée auprès des chercheurs, qui démontre l’essor des e-books dans le domaine de l’Information Scientifique Technique et Médicale (ISTM).

Ainsi, 80% des chercheurs interrogés souhaitent intégrer les e-books à leur travail, parmi lesquels  55% y ont d’ores et déjà recours dans le cadre de certaines de leurs recherches. Cette tendance est confirmée par d’autres chiffres : ainsi, à accessibilité égale, l’usage d’un contenu électronique est 11% supérieur à celui du même ouvrage en format papier.

Les pratiques de lecture des chercheurs sont directement impactées par le format numérique. Ils lisent plus - en moyenne 270 articles  par an - mais moins longtemps (30 minutes par article, contre 50 minutes auparavant). Les e-books sont notamment jugés essentiels pour les recherches pluridisciplinaires. Les chercheurs deviennent plus exigeants, particulièrement en termes d’outils, de fonctionnalités et de contenus. Un verbatim issu de l’enquête illustre bien ce fait « Give me your data, my way " et indique que l'on se dirige donc vers une personnalisation accrue dans l’information scientifique.

La numérisation profite également aux contenus non anglophones jusqu’ici difficilement accessibles. Citons par exemple la productivité chinoise en la matière qui, bien que stupéfiante, est amplement sous-estimée par manque de visibilité. Pour donner un ordre d’idée, 110 000 articles ont été publiés cette année dans les journaux internationaux dédiés à l’ISTM. Dans le même temps, 470 000 articles ont été publiés dans des journaux chinois.

La création d’abstracts et d’index traduits, inclus dans la solution proposée par Elevier (via Scopus) par exemple, participe à l’amélioration de l’accessibilité de contenus dans les langues autres que l’anglais. Elle permet en effet aux chercheurs de découvrir des contenus en langue étrangère « cachés » dans les silos d’informations et contribue ainsi à la bonne santé de ce segment.

 

Source : serdaLAB de la Foire du livre de Francfort

Tags : Livres
Conférence
- Thibaut Stephan

Livres Hebdo a publié pour la cinquième année consécutive son classement des acteurs de l’industrie du livre, et répertorie ainsi les 87 entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 150 millions d’euros.

Les principaux enseignements tirés des derniers résultats financiers sont :

-          Le marché pèse 62 milliards d’euros en 2010,

-          Les leaders restent en place,

-          Les entreprises du Top 10 génèrent 55% du chiffre d’affaires total de l’industrie,

-          Les pertes subies en 2008 ont été récupérées au terme du dernier exercice,

-          Forte expansion des éditeurs de la zone BRIC,

-          L’information professionnelle est le segment le plus dynamique et profitable.

Les six acteurs qui figuraient en tête en 2009 le sont toujours pour l’exercice 2010, et l’ordre y est inchangé. On retrouve donc l'éditeur international Pearson en tant que leader - avec une croissance de plus de 15% - qui accentue considérablement son avance sur ses challengers. Hachette Livre,  premier groupe français,  occupe toujours la 6ème place malgré la légère baisse de ses performances commerciales.

« L’événement » résulte de l’apparition de cinq groupes issus de la zone BRIC (Brésil Russie Inde Chine). Trois entreprises brésiliennes (Abril Educação, Saraiva et Editora FTD) et deux russes (AST et Eksmo) se classent aux environs de la 50ème place et confirment l’émergence de nouvelles puissances internationales. Notons que ces nouveaux entrants sont pour la plupart originaires du secteur de l’éducation, comme c’est le cas des trois groupes brésiliens ainsi que du chinois Higher Education Press (40ème).

En parallèle, l’édition professionnelle oriente clairement son offre vers le numérique, à l’image des trois groupes d'édition Reed Elsevier, Thomson Reuters et Wolters Kluwer, pour qui la part du numérique oscille entre 50% et 90% de leur chiffre d’affaire mondial et consolident dans le même temps leur croissance.

Enfin, cette étude met en exergue la fracture numérique : ce fossé qui se creuse entre les acteurs américains et britanniques qui basent déjà leur croissance sur le livre électronique et les autres pour lesquels cette offre peine à exister. Toutefois, les lancements de plusieurs plateformes de distribution numériques en Europe (Eden et Edigita notamment) sont les signes annonciateurs d’un bouleversement à venir sur les marchés espagnols, italiens et français.

 

Source : Livres Hebdo

Tags : Livres
Conférence
- Thibaut Stephan

L’édition 2011 de la Foire de Francfort nous a réservé son lot de découvertes. Zoom sur deux nouvelles solutions qui s’offrent aux éditeurs de contenus.

On commence par PaperC, cousin de Spotify puisqu’il permet la consommation gratuite de contenu littéraire avant l’achat.

Il s’agit d’une plateforme anglophone et germanophone destinée aux universitaires, qui leur permet donc de consulter 10% d’un ouvrage gratuitement afin d’estimer son intérêt avant de l’acheter. L’autre avantage de cette plateforme numérique est qu’elle propose un contenu défragmenté et propose des achats à la page, au chapitre ou du contenu global.

PaperC est doté d’une liseuse HTML 5 compatible avec tous les supports de lecture mobiles. Les fonctionnalités incluent enfin la possibilité de constituer  des livres personnalisés annotés.

Du côté du modèle économique, PaperC applique le nouveau standard, à savoir qu'il prend une commission de 30% sur chaque vente de contenu. Notons aussi que la plateforme peut être intégrée directement sur le site internet de l’éditeur.

La grande liberté laissée à l’éditeur (défragmentation, fixation des prix) a notamment séduit Elsevier, l'éditeur scientifique, qui proposera une centaine d’ouvrages via PaperC.

Bookriff évolue dans un autre registre : le « recyclage » de contenu. Basée à Vancouver, au Canada, cette entreprise a lancé une plateforme dont l’objectif est de simplifier le processus de gestion des droits et de rétribution des auteurs. Une fois connecté, l’éditeur peut proposer son document – une revue de littérature, par exemple – et décider de l’ensemble des conditions de ventes de celui-ci : prix, termes de droits d’auteur, pourcentage reversé aux détenteurs des droits, etc. Le seul critère imposé est le revenu de Bookriff, fixé à 30%. En quelque sorte,  Bookriff propose ainsi le modèle économique personnalisé.

La période d’expérimentation en termes de modèle économique s’avère plutôt fructueuse et devrait se prolonger encore quelques temps.

Source : serdaLAB sur la foire du livre de Francfort

 

Tags : Livres
Conférence
- Thibaut Stephan

Si aux Etats-Unis, l’industrie du livre numérique représente déjà un quart du marché global et 10% au Royaume-Uni, il atteint à peine 1% du marché total en France ou en Allemagne. Dans les pays non-anglophones, les débouchés de marché sont moindres. L’investissement initial pour produire du numérique étant élevé, les éditeurs non-anglophones sont plus frileux.

De l’autre côté de l’Atlantique, les acteurs majeurs du commerce électronique, en l’occurrence Amazon, s’impliquent sur le marché du livre, avec un impact très fort. Le livre papier est en net recul. Ainsi, sur le segment adulte, les trois quarts des parutions de livres se font en numérique. Les 25% restants sont en négociation et devraient être distribués électroniquement très bientôt.

Au Royaume-Uni, le livre électronique commence tout juste à décoller, et Internet y est le principal offreur. De nouveaux modèles de liseuses devraient être commercialisés  dans  les prochains mois, les éditeurs ayant identifié le besoin de coupler la vente de contenus et de matériel pour croître.

Le marché allemand a besoin d’une concurrence plus forte en matière de liseuses, ce qui permettrait de faire reculer les prix pour développer davantage le marché du livre électronique. Les principaux acteurs ont ainsi décidé de lancer leur propre liseuse.

Opportunité pour de nouveaux acteurs 

Le numérique donne une seconde vie à l’industrie de l’édition. Il donne des opportunités à de nouveaux acteurs et remet en question la suprématie des leaders. Parmi les nouveaux entrants, Amazon ne représente pas véritablement une menace. Selon les éditeurs, il est nécessaire de se concentrer sur des livres à forte valeur ajoutée pour contrer Amazon.

Valeur ajoutée implique un prix plus élevé du livre numérique

Pour les industriels  de l’édition, le numérique permet assurément de créer une valeur ajoutée, et donc un prix plus élevé. Selon eux, « il n’y a aucune raison pour que le prix  du livre électronique soit indexé sur le prix du format papier. » Pourtant, les acheteurs comme les bibliothécaires, en France, en tout cas, s’attendent à ce que le prix du livre numérique soit inférieur au prix du livre papier.

Par exemple, le processus d’achat s’automatise et devient plus efficace, notamment en ISTM : on lit une information, on clique pour obtenir approfondir l’information, on lit un résumé de livre, on clique pour l’acheter et la livraison s’enclenche.

Eclosion de nouveaux segments de marchés

-       Le segment des enfants : En effet, les enfants n’achetaient pas de livres papier, mais vont avoir accès aux contenus via les nouvelles plateformes électroniques de leurs parents. De plus les potentialités de réalité augmentée qu’offre un livre numérique est fascinant pour les enfants.

-       Les non-consommateurs de livres papier qui peuvent être convertis via l’édition de contenus enrichis et les nouveaux formats de lecture,

-       Phénomène de transfert : le public achète les livres électroniques au lieu d’attendre les sorties en livres de poche.

 

Les challenges pour les éditeurs :

-       Trouver de façon optimale comment satisfaire le mode de consommation, les habitudes d’achat du client pour l’aider à trouver des réponses pertinentes à ses recherches (quel est ce livre ? est-il bon ? vaut-il son prix ? où puis-je me le procurer ? comment me rendre dans ce magasin ? l’auront-ils en stock ? une fois acheté, ai-je la place pour le stocker ? comment ne pas le perdre ?)

-       Modifier le design des livres électroniques pour améliorer l’expérience de lecture et l’ajustement multiplateforme,

-       Offrir une véritable valeur ajoutée grâce au numérique,

-       Améliorer l’accessibilité du contenu. (« discoverability »),

-       Empêcher que le livre électronique ne conduise à un formatage du contenu (taille des chapitres, longueur du texte, etc.),

-              Le lien affectif qui se crée avec un livre papier n’existe pas avec le livre numérique. Comment recréer ce lien avec le livre numérique ?

Le livre papier ne disparaîtra pas

Affirmation partagée : l’édition est une industrie plutôt conservatrice. En 2020, il est envisageable que les livres papier représentent encore 70 à 80% de l’offre. L’autre possibilité est que le livre numérique prenne une place majeure, mais le public continuera à acheter au format papier ses livres fétiches ou à fort lien affectif. Le livre papier n’est pas amené à disparaître

 

Le segment éducation : Ce segment est très concentré et nécessite de lourds investissements alors qu’il est moins rentable que  celui de l’information professionnelle. Il s’agit d’un segment particulier, localisé alors que la technologie est globale. Hachette      Livres, par exemple, n’a pas de réelle stratégie numérique. Le PDG, Arnaud Nourry, n’est pas convaincu de l’intérêt des               nouveaux supports et des nouveaux contenus électroniques en matière d’éducation. Très étonnant.                                         

 

Source : serdaLAB de la Foire du livre de Francfort

 

 

Tags : Livres
Conférence
- Thibaut Stephan

Et si la transformation du livre papier en livre électronique n’était qu’un commencement ? C’est en tout cas le postulat des nouveaux acteurs de l’industrie tels que BookRix ou aNobii. Selon le PDG de BookRix, la véritable révolution réside dans la dimension communautaire du livre, et non dans la numérisation. Cette mutation marque ainsi la naissance d’un nouveau processus de création autour du contenu qui pourrait conduire à l’affaiblissement du pouvoir des éditeurs.

Traditionnellement, le rôle de l’éditeur était d’enrichir les interactions entre le livre et le public, d’inciter le lecteur à la discussion. Mais sa place dans la chaîne de commercialisation du livre est fragilisée avec l’avènement du « social reading ».  Derrière cette expression se cache l’ensemble des idées, critiques et réactions en tous genres échangés entre les lecteurs d’un même ouvrage.

 

Cette tendance se structure via l’émergence de réseaux sociaux dédiés à la littérature, qui s’avèrent être de formidables outils marketing. Mais le bruit généré est incontrôlable et l’éditeur devient passif. C’est alors au public  que reviendra la majorité de la promotion des livres, ayant ainsi le droit de vie ou de mort sur une publication.

Fort de ce constat, les éditeurs vont devoir réorienter leurs efforts sur la qualité de leur offre de contenus, ainsi que sur la création de services additionnels.

aNobii est l’un de ces sites communautaires qui transforme le paysage de l’industrie du livre. Lancé en 2006, il était basé sur l’esprit Wikipedia et donnait la possibilité aux utilisateurs de recenser leurs ouvrages favoris, afin de les faire découvrir et de susciter le débat.

Le site – opérationnel au Royaume-Uni et en Allemagne - regroupe désormais plus de 1,5 million de critiques et est doté d’une boutique en ligne embarquée. A l’heure actuelle, le principal défi est d’accroître le taux de transformation vers l'achat de livres. En effet, les utilisateurs découvrent un livre, consultent les avis et discussions, avant de pouvoir acheter sur Amazon.

Quoi qu’il en soit,  le succès d’aNobii inspire les géants de l’industrie, qui pourraient bien intégrer les fonctionnalités de type réseau social Facebook à leur site internet pour créer des communautés actives qui serviraient de levier à la demande.

 

Source : serdaLAB sur la foire du livre de Francfort

 

 

 

 

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