open data
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- Virginie Boillet

Le portail de données publiques allemandes devrait bientôt sortir en version bêta. Pourtant la communauté Open Data n’est pas satisfaite.

En cause : le gouvernement allemand a modifié le nom du portail en « GovData ». Le mot « open » n’apparaît donc plus. Ensuite, la licence nationale qui serait mise en place serait très restrictive et ne permettrait pas les réutilisations commerciales. Ainsi une déclaration conjointe, intitulée "Ce n'est pas votre GovData" a été publiée par divers groupes de la communauté open data.

Source : http://epsiplatform.eu


 

Catégories : Brève, Data, Europe (hors France)
- Virginie Boillet

L’Open Knowledge Foundation relaie l’appel de « AllTrials initiative » pour une libération de la totalité des résultats des essais cliniques.

En effet, la moitié des essais cliniques ne sont jamais publiés. L’objectif est  de construire une base de données, qui permettrait aux médecins, aux patients et aux chercheurs d’avoir pleinement connaissance des résultats d’essais sur les médicaments. C'est l’écrivain scientifique britannique, docteur en médecine et psychiatre, Ben Goldacre, qui a lancé cette grande campagne. En effet, les résultats négatifs ne sont pas publiés alors que les résultats positifs le sont, menant à ce que Ben Goldacre appelle une « fraude à la recherche », trompant les médecins sur les médicaments qu’ils prescrivent et les patients. Les premiers résultats de cette mobilisation sont apparus dans les 48 heures. Le législateur s’est prononcé récemment pour une transparence des essais cliniques. Le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline a annoncé supporter la champagne. Face aux scandales de plus en plus nombreux autour de la nocivité de certains médicaments, une telle base de données serait plus que salutaire.

Source : http://blog.okfn.org/category/open-data/

Catégories : Brève, Data, Europe (hors France)
Tags : open data
Actu législation
- Virginie Boillet

Au terme de trois ans de bataille judiciaire, le tribunal administratif de Poitiers a donné un avis défavorable à la réutilisation par notre famille.com, le site de généalogie en ligne, des fichiers d’Etat-civil des archives départementales de la Vienne.

L’argument avancé par le tribunal repose sur le code de la propriété intellectuelle : la création d'une base de données, ici avec l'état-civil, suppose un travail et un investissement qui doivent être protégés. Le conflit va certainement se poursuivre en appel puisque les fondements juridiques de l’argumentaire ne sont pas les mêmes que ceux avancés dans l'affaire avec le département du Cantal. Dans cette dernière, la Cour d’Appel de Lyon avait posé le principe de la libre réutilisation des archives publiques, mais avait argué que le traitement des archives à Madagascar ne permettait pas de garantir une protection fiable des données à caractère personnel. C’est un nouveau coup dur porté à l’Open Data en France, mais qui n’est certainement que provisoire.  En attendant la nouvelle directive européenne sur les informations publiques, qui devrait mettre les données culturelles à la même enseigne que les autres données publiques.

Source : La Nouvelle République



Tags : open data
- Virginie Boillet

Depuis plusieurs années, de nombreuses bases de données de santé existent, parmi lesquelles figure le système national d’information inter-régimes de l’assurance maladie (SNIIRAM). Accéder à ces données de santé pourrait permettre d’éviter certains scandales comme celui du Mediator ou des pilules de 3e génération et de faire des économies, pense le CISS (Collectif interassociatif sur la Santé).

Vous pouvez aller consulter à ce sujet la tribune publiée sur Le Monde daté du 15 janvier 2012, signée par Jean de Kervasdoué, professeur au CNAM, et Didier Sicard, président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique.
Or, même si le portail français de données publiques data.gouv.fr, comprend quelques données sur la santé (politique du médicament, localisation des établissements de santé…), les informations ouvertes sur la santé publique sont quasiment inexistantes en France. D’ailleurs, le service fourmi santé, qui avait réutilisé les données des honoraires des médecins, a dû fermer sous la contrainte de la CNAM.
Derrière l’ouverture des données de santé, les enjeux se situent d’abord au niveau de la santé publique : au Royaume-Uni, l’ouverture des données sur les opérations de chirurgie cardiaque a permis de faire baisser le taux de mortalité suite à ces opérations de 50% car les hôpitaux étaient mis en concurrence et donc cherchaient à ne pas figurer en queue de classement. De même, toujours de l’autre côté de la Manche, la publication des taux d’infections nosocomiales par établissement médical a permis de publier des « best practises » et le taux d'infections a été abaissé de 85%.
L’enjeu est également économique à l’heure où les rentrées dans les caisses d’assurance maladie sont inférieures aux dépenses. Les patients ont le droit de pouvoir accéder à des données de santé fiables et publiques.

Si vous souhaitez signer la pétition en ligne pour une ouverture des données de santé : http://www.opendatasante.com/petition/

Plus d’informations sur : http://www.opendatasante.com

 



Catégories : Data, France
Tags : open data
Tendance
- Thibaut Stephan

Les entreprises commencent à prendre conscience de la valeur des informations qu’elles ont collectées dans le cadre de leur activité.

Ainsi, d’après les estimations du cabinet Gartner, 30% des entreprises vont monétiser leurs données directement ou indirectement, à travers la vente ou l’échange d’informations. Doug Laney, Vice-président de Gartner, explique ce phénomène par « le besoin de justifier les dépenses liées au stockage et à la gestion de gros volumes de données ».

Certaines entreprises commercialisent déjà une partie de leur patrimoine informationnel ou exploitent des données diffusées par les organismes publics pour concevoir de nouveaux produits.

Cette tendance va progressivement mener à la formation d’un nouvel écosystème qui se développera pour structurer la commercialisation de l’information. Citons par exemple l’apparition de courtiers en information et de chefs de produits informationnels qui seront chargés de mettre en place des stratégies de monétisation des données détenues par les organisations.

Les consommateurs doivent valoriser les données liées à leur consommation, à leur activité et à leur profil. Celles-ci doivent donc être protégées et leur diffusion doit nécessairement être source de bénéfices, financiers ou non. A l’inverse, les entreprises qui collecteraient des données personnelles de manière abusive pourraient s’exposer à des réactions négatives de la part des consommateurs, voire à un durcissement du cadre réglementaire.

 

Plus d'informations sur les données publiques et les données d'entreprises ici

Source : Gartner

Catégories : Tendance, Chiffres-clés, Analyse, Data
- Virginie Boillet

Dans le cadre de sa dernière étude sur l’open data, serdaLAB a interrogé des acteurs du secteur marchand à propos de leur réutilisation de données publiques et de sa monétisation.

 

Outre les start-ups spécialisées dans les données publiques, les éditeurs de contenus professionnels et les sociétés spécialisées dans la datavisualisation sont les organisations les plus consommatrices de données publiques.
La moitié des ré-utilisateurs de données publiques ont commencé cette pratique depuis moins de cinq ans, dont une grande majorité depuis ces deux dernières années. Quasiment un quart de l’échantillon exploite des données publiques depuis plus de dix ans. Ce sont les éditeurs de contenus professionnels.

Données géographiques les plus prisées
Les données géographiques sont, de loin, les plus demandées par les entreprises qui réutilisent les données publiques. Les données sur les transports arrivent en deuxième position, suivies par les données économiques.
L’exploitation des données publiques conduit le plus souvent à la production de services accessibles via internet (43%) tandis que 17% des ré-utilisateurs exploitent des données pour des solutions logicielles. La conception d’applications mobiles reste marginale (10%).


Un tiers des réutilisateurs génèrent des revenus à partir des données publiques
Plus d’un tiers des organisations sondées (34%) transforme les données publiques en une source de revenus. La moitié des initiatives de réutilisation de données publiques ne génère aucun chiffre d’affaires. Ce constat illustre l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir pour la seconde génération de l’Open Data, toujours en recherche d’un modèle économique viable et d’un équilibre entre l’offre et la demande. 57% des ré-utilisateurs ont recours à des données publiques payantes, ce qui montre que les données à plus forte valeur ajoutée (celles qui sont le plus réutilisées) sont aussi celles qui sont payantes.

Source : Etude serdaLAB "Open Data en France : acteurs, projets et tendances"

 

Tags : open data
- Virginie Boillet

Dans le cadre de sa dernière étude sur l’open data, serdaLAB a interrogé les acteurs publics sur leurs projets d’ouverture des données publiques. Voici quelques résultats de cette enquête.

 

Plus des deux tiers des organisations publiques de notre échantillon (69%) mettent à disposition leurs données sur internet. 31% gardent le contrôle de leurs données, qui sont diffusées uniquement « sur demande ». Parmi ces dernières, 43% envisagent d’avoir recours à internet pour diffuser spontanément leurs jeux de données. Cette démarche d’ouverture devrait être progressive et s’échelonner sur la période 2012-2015.
Le web offre une multitude de possibilités pour l’ouverture des données : mise en place d’un répertoire sur le site existant, conception d’un portail dédié ou encore ouverture sur un portail mutualisé regroupant les données issues de diverses organisations. La solution privilégiée par 34% des répondants reste l’extension du site institutionnel. 29% optent pour un portail mutualisé, comme data.gouv.fr.

Les motivations des organismes publics pour ouvrir les données
Pour 57% des sondés, la diffusion online des données publiques s’inscrit directement dans leur mission de service public. 43% des organisations sondées se sont approprié la tendance Open Data car elles y ont avant tout perçu un intérêt pour améliorer leurs propres services et pour donner une plus grande transparence à leurs activités. Il est paradoxal de constater que si 41% des organismes publics souhaitaient  favoriser la participation citoyenne, seuls 8% d’entre eux animent une communauté Open Data.

Licences
Les organismes ayant recours aux licences afin de structurer la réutilisation de leurs données restent à ce jour minoritaires (47%).

Les projets de création d’un portail de données publiques dédié
67% des portails déjà lancés sont jeunes : moins de deux ans. La durée moyenne d’un projet de création d’un portail dédié aux données publiques est de huit mois. Le budget moyen d’un portail dédié aux données publiques est de 83 000 €. La moitié des producteurs de données se sont tournés vers des solutions « libres ».

Identifier les jeux de données à libérer constitue une tâche difficile
Rétrospectivement, la plus grande difficulté rencontrée lors d’un projet Open Data est l’identification des jeux de données à libérer, déterminés en fonction de leur degré de confidentialité ou de leur sensibilité. Les données culturelles, géographiques et liées aux transports sont les données publiques les plus souvent publiées.

Bilan des projets d’ouverture
61% des producteurs de données publiques interrogés jugent positivement le bilan de leur projet Open Data, parmi lesquels 17% sont même très satisfaits. Pour 46% des répondants, les statistiques de téléchargements des jeux de données représentent la principale source de satisfaction. Le niveau d’implication des agents et l’intérêt exprimé par le grand public pour le projet sont également une source de satisfaction. Cependant, le nombre de réutilisations ne figure pas parmi les premières sources de satisfaction. L’animation est la véritable problématique qui devra être adressée à l’avenir afin de convertir les initiatives de diffusion des données publiques en un succès économique, si on reste dans une logique de l’offre.

 

Source : Etude serdaLAB "Open Data en France : acteurs, projets et tendances"

 

Tags : open data
- Virginie Boillet

Annoncé l’année dernière par Neelie Kroes, la Commissaire européenne chargée de la société numérique, il a été lancé, en décembre, avec 5800 jeux de données, provenant majoritairement d’Eurostat.

A travers ce site, la Commission européenne compte montrer l’exemple aux pays de l’UE n’ayant pas encore ouvert leurs données publiques. Ce portail est une première étape vers la création à terme d’un portail paneuropéen qui
donnera accès à l’ensemble des données publiques, à la fois nationales, régionales et locales, de tous les pays de l’UE. Le site sera lancé officiellement courant janvier.

Pour le visiter : http://open-data.europa.eu/open-data/

Source : ePSIplatform

Catégories : Brève, Data, Europe (hors France)
Tags : open data
Tendance
- Thibaut Stephan

Le projet MesInfos a été créé par la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération) afin que les données personnelles détenues par les organisations soient restituées aux utilisateurs. Après une phase exploratoire en 2012, une expérimentation va être lancée en 2013, fédérant des entreprises et organismes publics, des consommateurs et des développeurs.

Il s’agit finalement de rééquilibrer les relations qu’entretiennent actuellement les entreprises et les consommateurs, à l’image du projet MiData au Royaume-Uni.  Ce dernier vise à permettre aux consommateurs de réutiliser leurs propres données générées par leurs contrats divers (électricité, banque), leurs transactions sur internet et autres programmes de fidélité, jusqu’alors inaccessibles. Cette initiative du gouvernement britannique se résume à l’acronyme TACT :

- Transparence : inventaire des données personnelles détenues par les entreprises ;

- Accès : développement d’outils en faveur de l’accès aux données par les consommateurs ;

- Contrôle : possibilité de modification des données par les consommateurs ;

- Transfert : possibilité de récupération et d’exploitation des données par les consommateurs.

Et le projet va même plus loin puisqu’il prévoit la définition par le client de conditions générales de réutilisations des données fournies. Une innovation qui permettrait aux particuliers de mieux contrôler la réutilisation de leurs informations personnelles. Dans le cadre de ce projet, le gouvernement britannique collabore avec des associations de consommateurs et des entreprises de tous horizons comme Mastercard, Google ou encore EDF Energy. Une consultation a été menée entre juillet et septembre 2012 dans le but de donner une ligne directrice au projet MiData.

Aux Etats-Unis, des initiatives sectorielles sont à noter, à l’image des projets Blue Button pour la santé et Green Button  pour l’énergie.

Reste à savoir si les entreprises vont accepter de redonner le « pouvoir » à leurs clients qui pourront alors mieux gérer leur budget, comparer leurs factures avec d’autres consommateurs ou encore chercher une offre mieux adaptée à leur consommation. Signalons à ce propos le projet Refact, qui analyse votre facture téléphonique puis en édite une nouvelle sous la forme d’une infographie vous donnant les véritables clés de votre consommation.

La phase d’expérimentation du projet MesInfos fédèrera une dizaine de grandes organisations (tous secteurs confondus), environ 300 consommateurs qui pourront accéder à leurs données personnelles ainsi que des développeurs chargés de concevoir de nouvelles applications à partir des données personnelles progressivement collectées par les différentes organisations.

Les enjeux de l’exploitation des données personnelles sont analysés dans notre dernière étude "Open Data en France : acteurs, projets et tendances".

 

Source : Internet actu

Avis d'expert
- Thibaut Stephan

Jérôme Filippini, récemment nommé à la tête du Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique, s’exprime sur l’ambition des nouveaux jeux de données qui devraient être libérés début 2013.

« La politique d’ouverture des données publiques – ce que l’on appelle l’Open Data – est une priorité du gouvernement. Ce sera l’un des fils rouges de la modernisation de l’action publique. Notre ambition est de mobiliser les administrations pour qu’elles mettent en ligne des données à plus fort enjeu démocratique et pouvant déboucher sur de vrais usages et des innovations sociales et économiques. En clair, nous nous intéresserons davantage à la qualité qu’à la quantité. Avec deux ambitions : rendre l’action publique plus transparente et favoriser l’émergence de nouveaux services. »

Signalons par ailleurs que la troisième édition de la journée internationale de l'Open Data, consacrée à la création de nouvelles applications et au développement de la communauté des réutilisateurs, aura lieu le samedi 23 février 2013. Un site internet dédié à l'événement ouvrira prochainement : http://opendataday.org/

 

 

Source : acteurspublics.com et ePSI platform

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